"Nous avons franchi une étape et l'issue est en vue. Nous devons résister au virus jusqu'à ce que le dépistage et les vaccins viennent à notre secours et réduisent la nécessité de restrictions", a déclaré le dirigeant conservateur.

Lors d'une allocution, en visio-conférence, à la Chambre ce lundi, Boris Johnson a annoncé le retour, après quatre semaines de reconfinement, à une stratégie locale contre le nouveau coronavirus, musclée et accompagnée d'un programme de dépistage massif. Le Royaume-Uni mérite "une sorte de Noël", a déclaré le Premier ministre. Ce plan a été conçu pour traverser l'hiver "en toute sécurité jusqu'au printemps", a assuré Boris Johnson.

Ainsi, l'Angleterre reviendra à des restrictions imposées localement en fonction de l'incidence du virus selon un système à trois niveaux qui sera toutefois renforcé.

Dès le 2 décembre, les britanniques seront à nouveau libres de leurs mouvements. Les habitants pourront désormais se réunir à six maximum. Pendant le confinement, il n'était possible de voir qu'une personne maximum à l'extérieur de son domicile, dans un parc, par exemple.

Partout en Angleterre, les magasins non essentiels et salles de sport pourront rouvrir, et les services religieux et les mariages reprendre. Le couvre-feu pour les pubs et les restaurants sera assoupli, ils pourront prendre leurs dernières commandes à 22h, pour fermer à 23h.

Le dirigeant britannique a également annoncé un retour limité du public dans les stades dans les zones d'Angleterre les moins touchées par la pandémie de nouveau coronavirus, après la fin du confinement le 2 décembre.

Selon le gouvernement, les stades pourront accueillir jusqu'à 50% de leurs capacités avec une limite fixée à 2.000 ou 4.000 spectateurs selon les restrictions locales en place. Dans les zones les plus touchées par le virus, les matches continueront de se jouer sans public.

Les restrictions devraient être assouplies pour quelques jours à Noël et des discussions sont en cours entre le gouvernement et les autorités de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord pour tenter d'avoir une approche unifiée, chaque province britannique décidant de sa propre stratégie sanitaire.

Le chef de l'opposition travailliste, Keir Starmer, a qualifié l'approche locale de "risquée", rappelant qu'elle n'avait "pas marché" précédemment, aboutissant au confinement général en novembre.

Malgré les bonnes nouvelles qui se succèdent sur le front des vaccins, dont le projet britannique AstraZeneca/Oxford, le chef du gouvernement conservateur a averti que des restrictions devraient rester en place pendant plusieurs mois.

Son plan pour l'après-confinement s'accompagnera d'un programme de dépistage massif et rapide des populations dans les zones classées à risque "très élevé", à l'instar de l'expérience menée "avec succès" à Liverpool (nord-ouest), où plus de 200.000 personnes ont été testées depuis début novembre, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

A terme, les personnes entrées en contact avec un cas positif pourront également se faire tester régulièrement, leur permettant d'échapper à un isolement de 14 jours actuellement obligatoire, comme celui auquel est soumis le Premier ministre.