Trois hommes ont été placés en garde à vue jeudi à Maisons-Alfort (Val-de-Marne en région Île-de-France), soupçonnés d'avoir tenté de revendre près de 40.000 masques périmés en pleine épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, a-t-on appris auprès du parquet de Créteil. Ces trois hommes, âgés de 28, 21 et 20 ans et originaires de la banlieue parisienne pour deux d'entre eux, ont été interpellés jeudi matin par la police, a précisé cette source confirmant une information du Parisien.

C'est une voisine qui plus tôt dans la matinée avait alerté les policiers, intriguée par les allers-retours "incessants" de ces jeunes entre le local poubelle de son immeuble et leur camion garé dans la rue.

Une fois la police sur place, elle découvre, dans le local poubelle, plusieurs cartons contenant des milliers de masques, tous périmés.

"A l'aide de dissolvant, ils essayaient d'effacer la date de péremption pour pouvoir les revendre à l'unité", détaille une source proche du dossier.

Comment se sont-ils procurés les masques? Y-a-t-il un réseau derrière ces trois hommes? "Les auditions sont en cours", indique le parquet.

Alors que l'épidémie du nouveau coronavirus s'intensifie en France, le masque est devenu un objet de convoitise.

Au moins 8.300 masques ont été volés dans des établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). A Marseille, on en a dérobé 2.000 à l'hôpital de la Conception.

Mardi, le président de la République, Emmanuel Macron avait annoncé qu'afin d'éviter une pénurie, l'Etat allait réquisitionner "tous les stocks et la production de masques de protection" pour les distribuer aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus.

En France, sept personnes, 6 hommes et une femme, sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus et 138 nouveaux cas de patients positifs ont été recensés par rapport à mercredi, a indiqué jeudi le ministère de la Santé.