Contrairement à ce qu’annonçait le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron ne devrait pas prendre la parole avant le 30 janvier, d'après Franceinfo. Le président veut tout faire pour éviter un nouveau confinement et attend de voir les effets du couvre-feu à 18h sur la propagation du virus en France. Il voudrait aussi en savoir plus sur les variants et le déroulement de la campagne de vaccination.

"A ma connaissance et sur la base des données dont nous disposons, à ce stade il n'y a pas de raison de décider un confinement", a déclaré sur RMC/BFMTV la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Alors qu'un troisième confinement dès cette semaine était présenté comme une piste sérieuse, l'Elysée privilégie désormais d'attendre quelques jours pour mesurer pleinement l'effet du couvre-feu à 18h sur tout le territoire national, entré en vigueur le 16 janvier. Dans ces conditions, le chef de l'Etat n'envisage pas de prendre la parole à l'issue du conseil de défense sanitaire prévu mercredi.

D'après RTL, la pression des scientifiques pour un troisième confinement agace Macron au plus haut point. "Il est agacé par les spécialistes qui n’ont que ça à proposer", déclare un proche du président au site d'information.

"On n'est pas dans l'extrême urgence. On n'est pas à une semaine près", juge le président du conseil scientifique, qui guide les choix du gouvernement, Jean-François Delfraissy, dans une interview à Libération. Dimanche, l'immunologue s'était montré plus alarmiste sur le plateau disant qu''il y a urgence" et qu'"il faudra probablement aller vers un confinement".

"La France ne sera pas un îlot à part dans le reste de l'Europe" face aux variants du Covid-19, plus contagieux et qui font craindre une explosion épidémique, a-t-il aussi prévenu lundi, lors d'une intervention en visioconférence à l'ouverture du forum européen de bioéthique à Strasbourg.

Mais cette précaution n'exclut pas un éventuel resserrement des mesures, un Conseil de défense (équivalent du comité de concertation) doit avoir lieu mercredi. "Des décisions seront prises cette semaine", avait prévenu par ailleurs, le Premier ministre, Jean Castex.

Si un nouveau confinement était décidé, ce serait le troisième en moins d'un an, et il s'appliquerait alors que la France n'est pas totalement sortie du second, instauré fin octobre. Depuis cette date, les cafés, restaurants et lieux culturels n'ont jamais rouvert. Après plus de deux mois sans cours en amphis, seuls les étudiants de première année ont pu reprendre lundi au compte-gouttes et les universités se préparent pour rétablir un jour de cours par semaine dans tous les niveaux.