A la fin de la première vague, en été, "on avait le sentiment que le pire était passé, celà a été l'une des plus graves erreurs", a déclaré le ministre à la télévision SRF. Après cette première vague, "on a été beaucoup trop optimiste quand on a pensé que nous pourrions rouvrir les grandes manifestations à l'automne", comme les matches de football et de hockey sur glace.

"Mais le pire, dans la gestion d'une crise, est de rester bloqué et de ne rien faire. Si l'on fait des erreurs, une chose est claire, il faut les corriger aussi vite que possible", a ajouté M. Berset.

Le ministre a également estimé que l'on ne sera pas débarrassé de sitôt du nouveau coronavirus. "Il va rester, malgré les vaccins et les médicaments", selon lui.

En mars, au cours de la première vague, la Suisse n'a pas été touchée aussi lourdement que d'autres pays européens et n'a pas imposé de confinement aussi strict, allégeant ensuite par étapes les mesures de restriction.

Mais après seulement trois nouveaux cas enregistrés le 1er juin, l'épidémie est partie en flèche en octobre, avec un nombre de nouveaux cas de contamination, d'hospitalisations et de décès doublant de semaine en semaine.

La Suisse, qui compte 8,6 millions d'habitants, enregistre quelque 5.000 nouveaux cas et 100 décès par jour.

"La voie qu'a choisie la Suisse a un prix. Elle demande de la responsabilité individuelle, de la raison et une vision à long terme. Si celà ne fontionne pas, nous devrons renforcer les mesures", a souligné le ministre.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé mercredi en Suisse, quatre jours après l'autorisation du vaccin produit par Pfizer/BioNTech par les autorités.

M. Berset a également appelé à un renforcement des organisations internationales pour faire face à la crise, notamment de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui avait été critiquée avec hargne par le président sortant américain Donald Trump.

Sans l'OMS, la situation aujourd'hui serait bien pire, a affirmé M. Berset.