Le président français a tenté d'apaiser les tensions qui règnent en France depuis maintenant plusieurs semaines ce samedi 21 décembre en annonçant faire une croix sur sa retraite d'ancien chef de l'Etat. Faisant un trait sur quelque 6.000 euros par mois, Emmanuel Macron n'a toutefois pas récolté que des réactions positives, loin de là. Si beaucoup ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une "opération de communication", d'autres ont également pointé du doigt la "démagogie" dont fait preuve le président. "Il a les moyens de se passer d'une retraite de 6.000 euro, mais la plupart des gens n'ont pas ces moyens", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise.

L'ancienne ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a également réagi à la décision du chef de l'Etat. "La vraie question c’est de savoir s’il renonce à retourner, après l’Elysee, dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure ..." a écrit sur Twitter l'ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et antarctique. Un commentaire qui a visiblement déplu à Alexandre Benalla. L'ancien chargé de Mission à l'Elysée a immédiatement répliqué. "La vraie question c'est de savoir si elle va trouver un vrai travail après avoir touché de l'argent public depuis plus de 40 ans sans que l'on sache réellement ce qu'elle a apporté au bien commun. Ou bien toucher ses retraites de parlementaires, ministres,... ?", a-t-il répondu à l'ex-compagne de François Hollande. 


L'homme, qui a été mis en examen le 22 juillet 2018 à la suite des violences commises lors du défilé du 1er mai 2018, reste visiblement un fervent défenseur de son ancien employeur.