Un procès très attendu débute ce mercredi en France, celui du financement, entre 2012 et 2015, des campagnes électorales du Front National (devenu RN).

L'audience qui devait démarrer aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris concerne des proches de Marine Le Pen mais également la formation politique, engagée comme personne morale dans cette affaire.

Six ans après les premiers soupçons de fraude et de montages fiscaux, l'affaire qui avait suscité quelques remous au sein du parti frontiste se poursuit, dès aujourd'hui, en justice lors d'un procès très suivi par nos voisins Français.

Au total, 7 personnes sont impliquées, des anciens proches collaborateurs de Marine Le Pen accusés de s'être enrichis aux dépens de l'Etat français en surfacturant du matériel de campagne.

Sur le banc des accusés, le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just et l’eurodéputé Jean-François Jalkh, impliqués, selon la justice, à différents niveaux dans des affaires d'escroquerie, d'abus de biens sociaux, de recels et de blanchiments d'argent.

Trois personnes morales devront également répondre aux accusations, la société de communication Riwal, le micro-parti de Marine Le Pen, baptisé Jeanne ainsi que le Front National lui-même, poursuivi pour complicité d'escroqueries à la veille des législatives de 2012.  

Le FN est accusé d'avoir obtenu près de 950.000 euros via Riwal et de lui avoir facturé frauduleusement 412.000 euros d’impressions.

Parallèlement à ce procès, une autre enquête est toujours en cours. Elle concerne les soupçons d'emplois fictifs chez les assistants des eurodéputés de Marine Le Pen.

Mais cette dernière ne sera pas présente au procès, même si elle reste mise en examen dans l’affaire des eurodéputés.