Des dizaines d'activistes d'Amnesty International se sont rassemblés mardi devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles pour protester contre la disparition d'Ahmadreza Djalali. Ce spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède, qui a été professeur invité à la VUB, a été condamné à la peine de mort en Iran pour de prétendues activités d'espionnage. Depuis plus d'une semaine, ni sa famille ni son avocat ne savent où il se trouve. Lundi 30 juillet, le médecin irano-suédois a été transféré, les yeux bandés, de l'aile de la prison d'Evin où il était incarcéré vers un lieu tenu secret. "Après avoir été sorti de la prison, il a pu téléphoner à sa famille. Il a fait savoir qu'il ignorait complètement où il se trouvait et qu'il n'y avait pas d'autres prisonniers. Mais il ressort clairement de la conversation qu'il était sous pression et ne pouvait pas parler librement", a relaté Lore Van Welden, la porte-parole de la section flamande d'Amnesty International.

Les manifestants ont protesté en face de l'ambassade d'Iran à Bruxelles aux alentours de 14 heures. © Reporters

L'organisation de défense des droits humains est extrêmement inquiète, car Ahmadreza Djalali est en très mauvaise santé et peut être exécuté à tout moment.

Munis de pancartes avec l'inscription "Where is Djalali? " et de masques à l'effigie de l'universitaire, les militants d'Amnesty International ont demandé à l'Iran d'annuler sa condamnation à mort.

Quelque 125.000 personnes ont signé en Belgique une pétition pour réclamer la libération immédiate et sans condition d'Ahmadreza Djalali. L'homme est privé de liberté depuis le 25 avril 2016.