Personnalité très clivante, Didier Raoult n'a jamais cessé de faire parler de lui tout au long de cette crise sanitaire. S'il a soulevé de nombreuses polémiques, il en a retiré une certaine notoriété. Au point que deux journalistes, Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin, décortiquent le passé du tonitruant médecin dans un livre-enquête, publié ce jeudi 3 juin chez Gallimard. Cherchant à connaître qui est réellement Didier Raoult, elles ont rencontré à plusieurs reprises celui qui s'est toujours positionné en faveur de l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la lutte contre le coronavirus.

Le Monde a dévoilé, ce lundi 31 mai, quelques extraits de l'ouvrage à paraître, dans lesquels le Marseillais revient notamment sur sa rencontre avec Emmanuel Macron, le 9 avril 2020. Didier Raoult a ainsi expliqué avoir un regret concernant la visite du chef d'Etat: que ce dernier ne se soit pas posé en hélicoptère sur le toit de l'hôpital où il travaille. "Ça aurait eu encore plus de gueule", a-t-il ajouté. Il a ensuite estimé que le président et lui avaient plus d'un point commun. "Macron est comme moi, ça se voit assez rapidement, il sait reconnaître les gens qui sont intelligents", a-t-il continué, pointant que c'était comme si leurs "cervelles s'étaient frottées l'une contre l'autre". "En plus, il est horriblement sympathique." 

"Je vais vous raconter une chose que je n'ai confiée à personne"  

Revenant sur ses interventions lors de la crise du coronavirus, il a estimé que l'on ne se rendait pas compte du poids qu'il a eu. "Si vous aviez une idée de ce que j'ai pesé dans le monde, c'est inédit. Même moi je ne pensais pas que c'était possible", a-t-il commenté.

Pour titiller la curiosité des lecteurs, les journalistes révèlent enfin une partie d'un entretien au cours de laquelle Didier Raoult a "raconté une chose qu'il n'avait confiée à personne". " Un jour, alors que j'avais 14 ans, un pédopsychiatre a dit à mon père : Écoutez, votre gosse a 180 de QI. Laissez-le faire. Tout ira bien", leur a-t-il détaillé. C'est par ailleurs l'un des aspects sur lesquels le livre met l'accent: la jeunesse du médecin qui n'a pas hésité à mettre les voiles pour échapper à l'"éducation à la baguette de son militaire de père".