Apparu peu avant la clôture, le Garde des Sceaux a également affirmé qu'il était "contre la chasse à la glu", l'un des chevaux de bataille des écologistes.

"Je suis contre la chasse à la glu parce que ce n'est pas une chasse sélective", a-t-il dit. "Mais on ne peut pas jeter l'anathème sur tous ceux qui la pratiquent. Ce sont souvent des anciens. On peut avoir une appréhension différente (sur la façon de chasser) suivant ses racines".

Les Verts reprochent à M. Dupond-Moretti d'avoir signé, alors qu'il n'était pas encore ministre, la préface d'un livre du patron de la fédération des chasseurs Willy Schraen dans laquelle il dénonçait les "ayatollahs de l'écologie".

"J'ai vu ce qu'on disait (sur les réseaux sociaux) de mon propos" mais "c'est faux. J'ai stigmatisé les extrémistes, pas les écologistes" et "si je suis ici, c'est que je pense que vous n'êtes pas des ayatollahs. Sinon, je ne serais pas là". "Ce sont les extrémistes que j'ai mis en cause", a insisté M. Dupond-Moretti.

"Je comprends que vous ayez été blessés" par la façon "dont le buzz a été présenté. J'ai fait le dos rond. J'ai attendu de venir ici pour m'expliquer".

L'ancienne vedette du barreau a également annoncé qu'il défendrait la création d'un "délit qui réprimera les atteintes majeures à l'air, l'eau et le sol".

Egalement questionné par les écologistes sur certains de ses propos jugés "sexistes" par les Verts, quand il n'était pas encore ministre, M. Dupont-Moretti s'est également défendu.

"J'ai dit que le mouvement +metoo+ allait libérer la parole des femmes et que c'était positif. J'ai demandé que les femmes soient mieux accueillies par la police quand elles viennent porter plainte pour violences conjugales, j'ai même dit que les salauds devaient être condamnés", a-t-il plaidé. "En revanche, j'ai dit que la toile ne pouvait pas être le réceptacle de ces plaintes".

Tandis qu'il s'exprimait, des militants soulevaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "ministre, sexisme".