Un sujet délicat. L'ancien Premier ministre, en pleine promotion de son nouveau livre "Impressions et lignes claires", fait le tour des médias. Ecrit à quatre mains avec Gilles Boyer, son ancien conseiller politique, l'ouvrage revient sur les trois années qu'ils ont passé à Matignon : crise des gilets jaunes, coronavirus, retraites, abaissement de la vitesse à 80Km/h sur les routes départementales... Mais c'est davantage le futur qui intéresse les journalistes. Edouard Philippe a-t-il des ambitions présidentielles ?

Interrogé par plusieurs médias sur son éventuelle candidature aux élections de 2022, le maire du Havre ne cesse de noyer le poisson. Sur les ondes de la matinale de France Inter ce mercredi, l'ancien locataire de Matignon s'est montré peu à l'aise avec la question. "Je suis d'une loyauté totale à ceux que j'ai choisis", a-t-il martelé tout en évoquant sa liberté : "Je voudrais que personne ne doute de ma loyauté, ni de ma liberté, ni de mon envie de servir le pays." "On a plein de gens qui réfléchissent à la présidentielle aujourd'hui. On manque de plein de trucs en France mais pas de candidats", a-t-il ensuite exprimé sa réserve.


Déjà ce dimanche, Edouard Philippe bottait en touche. Invité sur le plateau de France 2, il lui a été demandé de réagir à la phrase : "Je ne serai pas candidat sauf si peut-être Emmanuel Macron ne l'était pas", qu'il aurait prononcé.

"Je lis souvent ce genre de choses, mais je n'ai pas le sentiment de prononcer ces phrases. Je ne m'exprime pas sur ce sujet", a balbutié l'ancien Premier ministre et d'ajouter "Je ne suis pas sur de l'avoir dit publiquement".

"Je veux me servir de cette liberté pour essayer de faire vivre un débat que je crois indispensable à mon pays", disait-il un peu plus tôt dans l'interview.

Pas de réponse tranchée donc de la part de l'ex-Républicain, pourtant pas en manque de popularité. Selon un baromètre Odoxa-Dentsu Consulting pour le journal La Dépêche publié au début mars, il est la personnalité politique préférée des Français, avec 45% d'adhésion. Dans un récent sondage Ifop, il recueillait 56% d'opinions favorables, ce qui fait de lui la seule personnalité politique à franchir la barre des 50%. Affaire à suivre.