Le Premier ministre français est intervenu en direct au JT de 20h sur France 2 ce mardi soir.

Il a rappelé les consignes que les citoyens français doivent respecter par rapport au confinement instauré pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Edouard Philippe, qui confirme un "confinement" et demande aux Français de "rester chez eux", a ainsi déclaré que les forces de l'ordre seraient sur le terrain pour veiller au respect des règles, sous peine d'amende. "Aujourd'hui, la sanction était à 38 euros, nous proposons demain un projet de loi pour passer à 135 euros d'amende forfaitaire. J'en appelle à la raison. Vous devez rester chez vous, sauf dans les cas autorisés", poursuit Edouard Philippe.

"L'idée générale est de faire en sorte que le nombre de personnes qu'on rencontre soit drastiquement réduit. C'est à ce prix que nous allons freiner l'épidémie", a ainsi assuré le Premier ministre sur la chaîne publique.

Interrogé par un téléspectateur qui demande s'il peut se rendre aux funérailles d'un proche décédé il y'a 48 heures, Edouard Philippe se montre ferme: "Non, je sais que ma réponse est dure, mais il faut respecter les mesures. Ma priorité est la santé de tous."

Le gouvernement devait-il agir plus tôt? Le premier tour des municipales aurait-il dû être annulé? Philippe ne veut pas polémiquer

Le Premier ministre français a martelé mardi que "sa mission" était que le combat contre le coronavirus "soit gagné", loin des "polémiques", alors que l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn avait indiqué quelques heures plus tôt avoir alerté l'exécutif dès janvier.

"Si nous n'avions pas pris au sérieux cet événement sanitaire, je n'aurais pas organisé une réunion dès le mois de janvier" et "pris des décisions lourdes", a fait valoir le chef du gouvernement. "Il y a quelques mois, il y a des gens qui disaient +vous en faites trop+ ou +vous n'en faites pas assez+. Dans quelques mois, certains diront: +il aurait fallu faire autrement+. Ces polémiques, je les connais, je les assume", a-t-il ajouté.

A noter encore qu'Edouard Philippe a assumé le fait que le premier tour des municipales ait été maintenu dimanche dernier, ce qui a fait beaucoup de bruit en France en pleine épidémie. "Lorsque nous avons posé la question de l'organisation du premier tour à des scientifiques, ils nous ont dit qu'en respectant les règles de sécurité, elle pouvaient se faire sans danger", a répondu le Premier ministre.