"La Turquie a continué à s'éloigner de l'Union européenne, avec un sérieux recul dans les domaines de l'Etat de droit et des droits fondamentaux", déplore le rapport.

"La politique étrangère de la Turquie est de plus en plus en contradiction avec les priorités de l'UE", ajoute le rapport.

Dans le cadre des négociations d'adhésion, aucune décision ne peut être prise pour ouvrir un nouveau chapitre ou clore un de ceux qui sont ouverts, conclut le rapport qui sera discuté par les Etats membres.

"Ce sont eux qui décident de l'avenir des relations avec la Turquie. La Commission met en œuvre leurs décisions", a souligné le commissaire chargé de l'élargissement Oliver Varhelyi. Les tensions et les contentieux se sont multipliés ces derniers mois entre l'UE et la Turquie. La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit des pays riverains comme la Grèce, Chypre, la Turquie, l'Egypte et Israël et a relancé les querelles sur les frontières maritimes.

Ankara est par ailleurs engagé militairement en Libye, en soutien au gouvernement d'union nationale, et en Syrie contre les forces kurdes, alliées à la coalition internationale contre l'Etat islamique, à laquelle appartiennent plusieurs membres de l'UE.

Le gouvernement turc soutient par ailleurs les forces azéries engagées contre les séparatistes arméniens au Nagorny Karabakh.