"Le sentiment de m'être fait manoeuvrer": Mélenchon réagit à son débat houleux avec Zemmour

Au lendemain d'un débat agité avec Eric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon a publié un long message d'explications sur son blog.

La Rédaction
"Le sentiment de m'être fait manoeuvrer": Mélenchon réagit à son débat houleux avec Zemmour
©AFP

Ce jeudi soir, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon était invité dans l'émission politique "Face à Baba", sur C8. Le présentateur du programme, Cyril Hanouna, avait également convié Eric Zemmour à débattre avec le candidat de la France Insoumise, ce qui a débouché sur un véritable règlement de comptes entre les deux hommes.

Le ton est rapidement monté lorsque les deux candidats ont abordé l'immigration, et Jean-Luc Mélenchon a visiblement eu du mal à contenir sa colère. "A la niche, le chien!", s'est notamment emporté le candidat d'extrême-gauche.

Ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur ses propos polémiques. Dans un long message publié sur son site web personnel, le politicien a tenté de justifier son comportement.

"Au lendemain d'une émission qui devait durer deux heures et qui en a duré quatre, on a du mal à disperser les brumes du matin suivant. Quand une séquence qui devait durer vingt minutes avec Zemmour au lieu de dix par faveur de l'antenne et qui dure pour finir une heure dix, on a du mal à ne pas avoir le sentiment de s'être fait manœuvrer", a débuté le candidat LFI.

"Tout cela est beaucoup"

Jean-Luc Mélenchon s'en est notamment pris aux organisateurs de l'émission pour avoir invité le polémiste Eric Zemmour. "

Faire d’un grossier raciste un sujet politique à qui on sert une heure de télé en cadeau, voir un ministre de l’Intérieur flatter un corporatisme d’omerta, tout cela est beaucoup

", a-t-il martelé. "

Entendre de bons esprits regretter que le spectacle auquel ils pensaient avoir droit ait été de moins bon goût parce que le ton est monté désole sur l’incurable conformisme des nantis de la vie

", a-t-il encore déclaré, avant de se promettre de ne plus jamais participer à

"aucune émission sans garantie sérieuse d’équilibre, quitte à annuler une heure avant ou à quitter un plateau en cours de route".

"Un soir de janvier un matin qui se lève, dans un retour d'heures glauques de l'histoire de notre pays il faut aller de l'avant, drapeau et musique en tête, et croire dans notre idéal d'une France pour tous", a philosophiquement conclu le candidat d'extrême-gauche.