Présidentielle 2022 : l'écart entre les Macron et Marine Le Pen se creuse dans le dernier sondages

Marine Le Pen et Emmanuel Macron jettent leurs dernières forces dans la bataille vendredi, ultime jour de la campagne officielle du second tour de l'élection présidentielle.

La Rédaction avec agences

Ce direct est terminé. Rendez-vous dès 7h30 sur le site de La Libre pour les dernières informations sur la présidentielle 2022.

00h : Un nouveau sondage donne Macron favori, l'écart se creuse

Emmanuel Macron est en tête des intentions de vote selon un dernier sondage selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour « Le Monde », avec 56,5 %, du second tour du scrutin, dimanche 24 avril. La candidate d’extrême droite récolterait 43,5 %. 12 129 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas, ont été interrogées le 22 avril. Il faut donc prendre en compte que le débat d'entre-deux tours a eu lieu depuis. La marge d’erreur est estimée à plus ou moins 1,1 point.

22h30 : "Les discussions avancent mieux que ce que je pensais": Mélenchon optimiste sur un accord à gauche en vue des législatives

"Les discussions avancent mieux que ce que je pensais", se réjouit Jean-Luc Mélenchon à propos des négociations sur un accord à gauche en vue des législatives de juin.

21h05 : Emmanuel Macron : "Le 24 avril, c'est une sorte de référendum"

Le président français a lui aussi été interviewé sur LCI, à quelques heures de la fin de la campagne : "Je veux convaincre que je porte un projet d'avenir pour notre pays, bon pour l'Europe, l'écologie, l'économie. Il y a une telle différence entre le projet de Madame Le Pen et le mien, le 24 avril c'est une sorte de référendum."

20h45 : Marine Le Pen : "Il faut que les Français fassent mentir les sondages"

La candidate du Rassemblement National (RN) s'est exprimée ce vendredi soir sur LCI : Après 5 ans de chaos, de doutes, et de confrontations, je propose aux Français d'en sortir." Marine Le Pen a de nouveau qualifié son opposant "d'arrogant", avant de déclarer qu'elle sera "la présidente du respect".

"Est-ce que c'est moi qui ai créé la crise des gilets jaunes, qui ai mis des centaines de milliers de Français dans la rue à cause de la réforme des retraites ? On a vécu 5 ans de chaos, on peut retrouver l'écoute et le respect, mais pas avec le même homme" a encore martelé la femme politique, estimant que dimanche, "il faut que les Français fassent mentir les sondages".

Sur l'Ukraine, Marine Le Pen a déclaré qu'elle "cherchera les voix de la paix, de manière plus discrète que la mise en scène utilisée par Emmanuel Macron".

20h20 : Les dernières interviews des candidats dès 20h40

Les deux candidats sont attendus d'ici quelques dizaines de minutes, l'un après l'autre, sur le plateau de LCI. Ils doivent y donner leur dernière interview avant la période de réserve, qui s'ouvre ce soir à minuit. Marine Le Pen doit prendre la parole à 20h40, tandis qu'Emmanuel Macron est attendu vers 21h.

19h53 : Le dispositif de sécurité prévu à Paris ce dimanche

La soirée de dimanche est considérée comme une "soirée susceptible de constituer une cible privilégiée et symbolique" pour la menace terroriste par la préfecture de police de Paris. Un arrêté établissant un périmètre de protection a donc été publié ce vendredi soir. Il s'étendra tout autour de la tour Eiffel, du quai Branly à l'avenue Gustave-Eiffel, à proximité du Champ-de-Mars, où Emmanuel Macron doit s'exprimer à l'issue des résultats, même en cas de défaite. Le périmètre est en vigueur à partir de dimanche 16 heures et est valable jusqu'à lundi 4 heures du matin.

Du côté de Marine Le Pen, qui a prévu de faire un parcours dans la capitale en partant du bois de Boulogne, suivie par ses 13 bus de campagne, aucun dispositif spécial n'est prévu actuellement. La police ne s'attend pas à de "gros débordements", commente une source policière à franceinfo.

19h05 : Le dernier sondage Ipsos-Sopra Steria dévoilé

Le baromètre Ipsos-Sopra Steria, réalisé pour Le Parisien, Aujourd'hui en France, franceinfo a été mis à jour une dernière fois ce vendredi à 19h.

Emmanuel Macron y est toujours présenté en avance sur Marine Le Pen, avec 57% des intentions de vote, contre 43% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. 14 points séparent désormais les candidats, contre 15 ce jeudi. La marge d'erreur du sondage est d'environ 3,2 points.

18h39 : "Rien n'est fait", insiste Emmanuel Macron

Pendant une interview donnée sur BFMTV, le président-candidat a souligné que rien n'était fait, même si les sondages le donnaient gagnant au second tour. "Rien n'est fait", a-t-il insisté. "Je le dis avec beaucoup d'engagement et de gravité. Ce ne sont pas les sondages qui font la démocratie".

Macron a également assuré une nouvelle fois que ce dimanche avait lieu un référendum sur l'avenir de la France. "C'est un choix de sortie ou pas de l'écologie, un choix de sortie ou pas de la république laïque", a-t-il assuré.

Il a également taclé le programme de son adversaire, Marine Le Pen, qu'il accuse d'être anti-républicain. "La question du voile en particulier a montré que c'était un programme anti-républicain. Notre république est une, laïque et indivisible. Laïque a un sens. (...) Le programme que propose Madame Le Pen est un programme qui interdit de porter le voile dans l'espace public, qui interdit de manger halal et casher".

Le candidat a continué en appelant les Français à se mobiliser et à voter dimanche. "Il y a des millions de gens qui a quelques heures d'aller voter pour le Brexit se disaient à quoi bon", a-t-il indiqué. "Le jour d'après, ils se sont retrouvés avec la gueule de bois".

17h37 : Les derniers sondages

Macron gagne un point dans les intentions de vote, selon le sondage Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR. Le président français obtient ainsi 55,5% des intentions de vote, contre 44,5% pour Marine Le Pen (-1 points, par rapport à la précédente enquête Elabe). "La fin de campagne et le débat d'entre-deux-tours semblent plutôt profiter à Emmanuel Macron, qui bénéficierait de meilleurs reports de voix", estime l'institut de sondage auprès de BFMTV . La marge d'erreur tourne autour de 3 points.

17h15 : Une vingtaine de membres des Républicains appellent à voter pour Emmanuel Macron

Une vingtaine de membres du parti des Républicains, le parti de l'ex-candidate Valérie Pécresse, ont signé une lettre ouverte publiée par RMC. "Après la courageuse campagne menée par Valérie Pécresse et au nom des valeurs qui fondent Les Républicains, nous appelons sans hésiter à faire barrage à l'extrême droite. Le 24 avril, au second tour, nous voterons Emmanuel Macron et souhaitons la défaite de Marine Le Pen ", écrivent-ils.

"N'oublions pas qui est Marine Le Pen. Imaginons un instant où en serait aujourd'hui notre pays si elle avait gagné en 2017. Elle était la femme de la sortie de l'Europe et de l'euro. Une pandémie mondiale a démontré le caractère capital des liens de solidarité au sein de notre continent pour surmonter les crises et bâtir un plan de relance ", poursuivent-ils.

Les signataires précisent qu'Emmanuel Macron n'est pas leur choix de coeur, mais " incontestablement notre choix de raison ". "Il a démontré qu'il était un chef d'Etat, solide face aux crises et capable de réformer le pays. Tout l'inverse de Marine Le Pen ", concluent-ils.

17h07 : Marine Le Pen met le point final à sa campagne

La campagne de la candidate du RN a touché à sa fin ce vendredi, à deux jours du second tour. " Je termine cette campagne comme je l'ai commencée : auprès de vous ", a-t-elle publié sur Twitter. "Durant toute cette campagne, j'ai vu une jeunesse française courageuse, forte et patriote. C'est avec ces forces vives de la nation que je veux redresser notre si beau pays ! ", a-t-elle ajouté dans un second message.

Marine Le Pen donnera une dernière interview à LCI, à 20h40. Elle sera suivie par Emmanuel Macron à 21h. Ces interviews seront les dernières des candidats avant la période de réserve, qui s'ouvre ce soir à minuit.

16h52 : Marine Le Pen saisit la Commission nationale de contrôle de campagne

La candidate du Rassemblement National a annoncé sur Twitter avoir saisit la Commission nationale de contrôle de campagne (CNCCEP). En cause, des messages relayant "des fake news" sur son programme, explique Marine Le Pen. "Emmanuel Macron a diffusé un sms relayant des fake news sur mon projet. Je respecterai l'accord de Paris et combattrai le charbon, dont Emmanuel Macron a augmenté l'utilisation. Cette tromperie est de nature à altérer la sincérité du scrutin, la CNCCEP est saisie", a-t-elle écrit.

Les messages avaient été partagés par de nombreuses personnes sur Twitter. On pouvait y lire le texte suivant : "Dimanche est un référendum pour ou contre l'écologie. Soit Le Pen: démantèlement des éoliennes, retour du charbon, fin de l'Accord de Paris. Soit: Macron qui a réduit de 12% les gaz à effet de serre et propose + de solaire, d'éoliennes et de bio. Votons Macron!".

16h45 : Emmanuel Macron veut décliner la transition écologique au niveau local

"Nous devons réussir un nouveau pacte avec nos territoires sur le plan de la transition écologique: nous devons penser une politique nationale et la décliner au niveau local ", a-t-il assuré. Il a aussi promis la nomination d'un "Premier ministre en charge de l'écologie".

16h15 : "La France est un bloc"

"La France c'est un bloc. Elle est un bloc dans son histoire et elle commence depuis des millénaires, elle passe par la Révolution, est forte d'une République laïque, respectueuse", a déclaré Emmanuel Macron lors de son dernier meeting de campagne.

Interrompu par des opposants qui ont déroulé une banderole, le candidat s'agace. "Arrêtez de jeter des feuilles, on va se parler après", leur lance-t-il, avant de reprendre.

"Nos compatriotes veulent, quand ils le peuvent, pouvoir quitter les grandes villes, retrouver une qualité de vie, pouvoir organiser leur temps différemment, pouvoir organiser le travail différemment, retrouver un équilibre des territoires, ce qui est une chance pour nos ruralités, nos petites villes qui parfois, avaient été délaissées par les vingt dernières années."

15h55 : Macron est arrivé sur les lieux de son dernier meeting de campagne

Le président-candidat est arrivé ce vendredi dans une ville du Lot, un département rural qui avait voté massivement pour lui en 2017. L'objectif d'Emmanuel Macron est de "continuer à accélérer jusqu'au bout" de la campagne et "éviter une démobilisation" des électeurs, expliquait ce jeudi son entourage.

Le Premier ministre Jean Castex est lui aussi sur place. Interrogé par des journalistes sur son maintien à la tête du gouvernement en cas de réélection d'Emmanuel Macron, Castex a temporisé. Selon lui, la priorité est dimanche. "Je suis mobilisé. Ne faisons pas parler les urnes avant que le peuple ne se soit prononcé. Il faut se battre jusqu'au dernier moment, c'est une élection importante", a-t-il déclaré.

15h24: Le Pen fustige Macron, descendu de "l'Olympe" et qui "n'aime pas les Français"

Au dernier jour de la campagne présidentielle vendredi, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen a opposé sa relation aux Français à celle du président candidat, descendu "de l'Olympe exclusivement pendant quelques jours" et à la "relation toxique" avec le "peuple".

"La vraie question, c'est est-ce qu'on peut arracher les Français à l'abstentionnisme en refusant de faire campagne comme il l'a fait avant le premier tour et en descendant de l'Olympe exclusivement pendant quelques jours", a attaqué la candidate d'extrême droite, interviewée par Europe1 et CNews.

Emmanuel Macron a ainsi voulu, "plutôt que de présenter son projet, insulter gravement son adversaire", a accusé Mme Le Pen.

"Cela fait huit mois que je cherche dans cette campagne présidentielle à arracher les Français à l'abstentionnisme", a-t-elle plaidé à deux jours du second tour, affirmant qu'"Emmanuel Macron (la) traite d'extrême droite, il traite donc des millions de Français d'extrême droite" - et précisant qu'"extrême droite est une insulte".

A l'inverse, "jamais je n'ai eu de propos à l'égard des électeurs d'Emmanuel Macron exprimant un tant soit peu une hostilité", a affirmé Marine Le Pen.

"La tonalité (de la campagne) a brutalement changé entre le premier et le deuxième tours", a dit observer Mme Le Pen, alors que "l'ensemble des médias, des institutions déclenchent la diabolisation" de son parti: "c'est une tradition française, mais je trouve que ce n'est pas une tradition très démocratique".

15h00 : Voici ce qu'à prévu Marine Le Pen en cas de victoire

Selon Le Parisien, la candidate du Rassemblement National a vu les choses en grand. Si Marine Le Pen est élue au deuxième tour, ce sont pas moins de treize bus qui devraient traverser la capitale française pour rejoindre le pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne, où est organisée la soirée électorale de la candidate. "

"L'idée est que les treize bus représentent chacun une région française et qu'ils suivent la voiture de Marine Le Pen, selon un parcours prévu autour des grands monuments parisiens et donc français de la capitale" , a confirmé un cadre du parti à franceinfo.

13h55 : "On a fait une très belle campagne", estime Marine Le Pen

Interrogée sur de possibles regrets quant à sa campagne lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a estimé avoir fait une "très belle campagne". " J'ai réfléchi à cette question et non. Personnellement, je crois qu'on a fait une très belle campagne. On a fait une campagne de proximité, une campagne de terrain, j'ai rencontré des dizaines de milliers de Français", a-t-elle expliqué.

Les journalistes lui ont également demandé si le Rassemblement National était totalement "dédiabolisé" au terme de cette campagne. La candidate a éludé la question, assurant que ce qui l'intéressait était les Français plutôt que sa situation personnelle. " Quelle que soit la manière dont je sors de cette campagne, ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais j'ai fais la campagne que je souhaitais faire et ça déjà c'est une grande satisfaction ", a-t-elle continué.

13h45 : Vers un record d'abstention au second tour de la présidentielle?

Lors du premier tour, 27% des électeurs avaient fait le choix de ne pas se déplacer pour voter. La France risque-t-elle enregistrer un nouveau record d'abstention dimanche, au second tour de la présidentielle ? "Pour l'instant, nous n'enregistrons pas dans les sondages un sursaut de participation et on voit que, notamment chez les jeunes et chez les électeurs de gauche, l'abstention pourrait être plus forte ", a analysé Bernard Sananès, président de l'institut de sondage Elabe, pour BFM TV.

13h29: Un nouveau sondage conforte l'avance d'Emmanuel Macron

Selon le sondage OpinionWay-Kéa Partners pour "Les Echos", le président de la République remporterait l'élection de ce dimanche avec 57% des voix, contre 43% pour Marine Le Pen.

13h15: Quand Emmanuel Macron appelle Gérard Majax



12h04: Macron répond à ceux qui le traitent d'"arrogant"

Suite au débat de ce mercredi soir, plusieurs observateurs ont estimé qu'Emmanuel Macron avait été "arrogant". C'est notamment un argument qui a été utilisé au sein du camp de Marine Le Pen. "J'ai compris que c'était un argument politique pour certains", a commenté le président sur France Inter. Il a ensuite souligné qu'il avait énormément échangé avec les Français tout au cours de son quinquennat. "J'ai toujours beaucoup appris au cours de ces discussions."

11h47: Emmanuel Macron pourrait reparler avec Poutine

Le président français est revenu ce vendredi sur sa gestion du conflit en Ukraine. Des critiques ont été émises à son égard, notamment par Mélenchon et Le Pen, concernant ses discussions avec Poutine. "Je n'exclus pas du tout de lui reparler", a commenté le président français. "(...) Cette question, je me la suis posée plusieurs fois. Je pense que c'est notre devoir de continuer à lui parler.

10h56: "Il y a un vrai risque pour Emmanuel Macron"

"Rien n'est joué", insistent les soutiens du président sortant pour mobiliser dans la dernière ligne droite et conjurer l'abstention qui, selon les experts, sera le grand arbitre du scrutin.

Selon Martial Foucault du Cevipof, "plus l'abstention sera forte et plus l'écart des intentions de vote est amené à se réduire", pointant "un vrai risque pour Emmanuel Macron".

Dans l'entre-deux-tours, les deux candidats sont donc partis à la chasse aux électeurs du candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième au premier tour avec près de 22% des voix.

Pour les attirer, Marine Le Pen a promis de protéger les "plus vulnérables" pendant qu'Emmanuel Macron opérait un virage serré à gauche, promettant de faire de l'écologie l'alpha et omega de sa politique.

10h16: L'écart se resserre entre Macron et Le Pen, selon un dernier sondage

Un sondage Odoxa-Mascaret pour L'Obs montre un écart réduit entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. L'enquête dévoilée ce jeudi soir place l'actuel président français en tête des intentions de vote (53%). Marine Le Pen récolte quant à elle 47% des voix. "Un second tour finalement assez serré se dessine", conclut l'institut de sondage.

9h09: Emmanuel Macron estime que le débat a "mis en lumière" le fait que Marine Le Pen est d'extrême droite

Interrogé sur France Inter, le chef d'Etat est longuement revenu sur le débat de ce mercredi. "Le débat a clairement permis de mettre en lumière que ça s'appelle l'extrême droite française. Quand on a quelqu'un qui vous explique que l'islam = islamisme = terrorisme", a débuté le président avant de se faire reprendre par la journaliste Léa Salamé, qui lui a indiqué que "Marine Le Pen n'avait pas dit ça". "Non, mais son cheminement l'a montré. Elle est passée du voile à l'islamisme et au terrorisme. Quand on a un projet qui consiste à interdire le voile dans l'espace public, c'est-à-dire de rompre avec la laïcité à la française. Quand on a un projet qui consiste à ne pas respecter la Constitution, à sortir des textes fondateurs de notre Europe, c'est l'extrême droite."

9h01: La "guerre civile" ne passe pas chez Le Pen

Revenant une nouvelle fois sur le débat de ce mercredi, Marine Le Pen a fustigé les "propos insultants de Macron à l'égard des musulmans". "Sur ce sujet, il a dit tout et l'inverse de tout. Il a changé d'avis pour des raisons d'opportunité", a postulé la candidate RN sur Europe 1 et CNews. "(...) Il suggère que si on mettait en place la loi sur le voile, un nombre de Français de confession musulman refuserait de se soumettre à la loi française. Je ne le crois pas. Je leur fais confiance."

8h49 : Quel Premier ministre pour Macron ?

Sur France Inter ce vendredi, le président sortant a été interrogé sur la possibilité pour le président-candidat de nommer Jean-Luc Mélenchon Premier ministre en cas d’une majorité de gauche à l’assemblée nationale. "A la lumière des législatives, il y aura un Premier ministre à choisir… ou une Première ministre", a-t-il botté en touche.

7h42 : La campagne officielle se termine ce vendredi soir à minuit

Dernière ligne droite pour les candidats. A minuit ce soir la campagne électorale s'achève pour laisser placer à la période de réserve, jusqu'au jour du scrutin dimanche. Emmanuel Macron et Marine Le Pen seront donc tenus au "silence électoral". Ils ne pourront plus distribuer de bulletins, circulaires, tracts ou tout autre document relatif à l’élection, ni envoyer des messages par voie électronique ou passer des appels pour inciter les électeurs. Les meetings seront également interdits.

7h : Un dernier meeting pour Macron, Marine Le Pen sur le terrain

Tout en se démultipliant dans les médias, le président sortant tiendra un dernier meeting à Figeac, dans le département rural du Lot qui a voté massivement pour lui il y a cinq ans. L'objectif est de "continuer à accélérer jusqu'au bout" de la campagne et "éviter une démobilisation" des électeurs, expliquait jeudi son entourage, au lendemain du face-à-face très attendu entre les deux adversaires, qui n'a pas infléchi la dynamique favorable au président sortant dans les sondages.

Il sera d'abord l'invité de la matinale de France Inter.

Marine Le Pen sera encore sur le terrain vendredi. Elle mettra un point final à sa campagne à Abbeville, dans la Somme, ville où elle est arrivée en tête au premier tour devant son adversaire. Avant cela, passage radio pour elle aussi. La candidate du RN répondra aux questions d'Europe 1.

L'enjeu pour les deux finalistes dans ces dernières heures combatives est de mobiliser les abstentionnistes, convaincre les hésitants et séduire l'électorat du chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, plus gros réservoir de voix à l'issue du premier tour (près de 22%).