Limoges : sondages et résultats de l’élection présidentielle 2022 en direct

Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affrontent une dernière fois ce dimanche 24 avril 2022 lors du deuxième tour de la présidentielle 2022. Quels sont les résultats à Limoges ? Et que disent les sondages de la présidentielle 2022 pour le second tour ?

La candidate du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen et le président et candidat du parti La République en Marche (LREM) Emmanuel Macron, qui s'affrontent au second tour de la présidentielle française
La candidate du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen et le président et candidat du parti La République en Marche (LREM) Emmanuel Macron, qui s'affrontent au second tour de la présidentielle française ©BELGA
MDT

Résultats et sondages de la présidentielle 2022 à Limoges

Le second tour de l'élection a lieu ce dimanche 24 avril : vous pourrez suivre les résultats en direct sur notre section dédiée, mais vous pourrez également retrouver les résultats officiels de Limoges sur le site du gouvernement .

Premier tour

Le dimanche 10 avril se tenait le premier tour de l'élection présidentielle française. Un scrutin qui s'annonçait tendu et incertain. Mais vers vingt heures, après de longues heures d'attente, le verdict tombe enfin : Emmanuel Macron et Marine Le Pen se qualifient pour le deuxième tour. Tandis que le président sortant caracole en tête avec 27,8 % des suffrages exprimés, sa rivale du Rassemblement National récolte 23,1 % des voix.

À Limoges, préfecture de la Haute-Vienne, si le candidat LREM (La République en Marche) a su séduire les électrices et électeurs français (29,24 % des voix), le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s’empare de la seconde marche du podium (25,96 % des votes). Marine Le Pen obtient la troisième place avec 17,20 % des suffrages. Le polémiste Éric Zemmour, quant à lui, ne recueille finalement que 5,47 % des bulletins de vote. Outre la poussée des extrêmes, ce scrutin révèle également l’effondrement des partis politiques traditionnels : Valérie Pécresse (LR) s’approche péniblement des 5 % tandis qu’Anne Hidalgo (PS) ne récolte que 2,97 % des suffrages exprimés. L’écologiste Yannick Jadot, lui, obtient un score de 4,81 %. Pour connaître tous les pourcentages dans le département de la Haute-Vienne, consultez la carte sur le site du Ministère de l’Intérieur .

Premier tour de l'élection présidentielle française : pourquoi les Belges révèlent-ils les tendances avant les Français ?

Stupéfaction sur les réseaux sociaux dimanche soir : tandis que le résultat du scrutin se fait attendre, les médias francophones (belges, suisses, etc.) communiquent les premières tendances. Ces fuites provoquent quelques turbulences. Et pour cause : en France, les médias ne relayent aucune information avant la fermeture des bureaux de vote (20 h). Mais pourquoi un tel décalage ? La réponse est simple : les journalistes français obéissent à la loi n° 77-808, instituée en juillet 1977. Dans cette loi, l'article 11 de la section IV explique qu'« en cas d'élections générales et de référendum, la veille et le jour de chaque scrutin, aucun sondage électoral ne peut faire l'objet, par quelque moyen que ce soit, d'une publication, d'une diffusion ou d'un commentaire. […] Cette interdiction prend effet sur l'ensemble du territoire national à compter du samedi précédant le scrutin à zéro heure et prend fin à la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain ». Dans les faits, tant que les urnes restent ouvertes, la diffusion d'informations susceptibles d'influer sur le scrutin en cours est proscrite. En France, quiconque donne des indications avant l'heure légale s'expose à une très lourde amende (75 000 €). Mais si cette loi s'applique sur le territoire français, elle ne concerne toutefois pas la presse en Belgique. Résultat : les médias belges, dont La Libre, annoncent les intentions de vote tout au long de la journée.

Que révèle ce premier tour de l’élection présidentielle 2022 ?

Un scrutin laisse des traces. Celui de dimanche ne déroge pas à la règle. Pour commencer, l'abstention reste la grande gagnante de ce premier tour (26 %). Bien qu'il n'atteigne pas le record de 2002, ce taux d'abstention dévoile une réelle fracture entre les Français et leur élite politique. Un désamour qui a conduit à la déroute des partis politiques historiques comme les Socialistes ou encore Les Républicains. Après une campagne électorale difficile, Valérie Pécresse (LR) et Anne Hidalgo (PS) obtiennent des résultats catastrophiques (1,75 % des suffrages exprimés pour la mairesse de Paris, tandis que sa rivale de droite ne récolte que 4,78 % des votes). Pour rappel, en 2017, Benoit Hamon avait remporté 6,36 % des voix et François Fillon s'était installé sur la troisième marche du podium (devant Jean-Luc Mélenchon) avec plus de 20 % des voix. Mais qui tire profit de cette déroute ? La réponse est simple : les extrêmes. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen voient désormais leur nombre d'électeurs croître. Contrairement à ce que prévoyaient les sondages, la présence d'Éric Zemmour n'a eu aucune incidence directe sur le score de la candidate RN. Annoncé comme l'agitateur de cette campagne électorale, le polémiste n'obtient finalement que 7,07 % des voix. Ce premier tour suscite également le débat chez les écologistes. Yannick Jadot, pourtant porteur d'un projet prometteur, recueille 4,36 % des voix. Désormais, tout se joue entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Si le président sortant bénéficie du soutien d'une grande majorité des candidats, les analystes politiques restent prudents sur sa réélection. Une fois le deuxième tour de scrutin finalisé et le nouveau Président ou Présidente connu, il restera les élections législatives, aussi connues comme le "troisième tour de l'élection présidentielle", qui permettra de compléter le paysage politique de ce nouveau quinquennat.

Limoges, fief historique des partis de gauche

À Limoges, les résultats de ce premier tour ne révèlent aucune surprise. En 2017, les Limougeauds plébiscitaient déjà Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Néanmoins, la candidate RN et le chef de file de la France Insoumise récoltaient des scores moins élevés que ceux de 2022 (22,94 % pour Jean-Luc Mélenchon et 14,52 % pour Marine Le Pen). Emmanuel Macron caracolait déjà en tête avec 29,10 % des suffrages. La ville, chef-lieu de la Haute-Vienne, est réputée pour son fort attachement aux partis de gauche. Sur près de soixante-dix ans (entre 1944 et 2014), Limoges n’a connu que des maires communistes ou socialistes. Cependant, dans l’histoire politique de la ville, l’année 2014 marque un tournant : le candidat de la droite unie Emile Roger Lombertie est élu. Il s’engage à redonner à la cité de la porcelaine son attractivité (aménagement du site d’Uzurat, réaménagement de place de la République, valorisation des bords de la Vienne ou encore développement d’écoquartiers). Il est réélu en 2020 dans un contexte particulier, celui de la pandémie. Un renouvellement de mandat en demi-teinte, le taux de participation au scrutin ayant été exceptionnellement bas. Malgré cette réélection, la ville a confirmé son statut de fief de gauche :

  • lors des élections départementales : la gauche obtient sept cantons sur neuf ;
  • lors des élections européennes : la liste LREM l'emporte avec un score de 22,75 %, devant la liste soutenue par Marine Le Pen (17,53 %) ;
  • lors des élections régionales : le parti socialiste arrive en tête avec 38,23 %, suivi de l'Union de la droite (20,22 %), du Rassemblement National (15,72 %) et des écologistes (15,49 %).

Si vous désirez connaître l'histoire politique de Limoges, consultez le site de la ville.

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