Présidentielle 2022: le fils d'Anne Hidalgo avoue ne pas avoir voté pour sa mère au premier tour

Arthur Germain, le fils d'Anne Hidalgo, a expliqué pourquoi il n'a pas voté en faveur de sa mère lors du premier tour. Il explique également les motifs de son abstention lors du second tour.

Présidentielle 2022: le fils d'Anne Hidalgo avoue ne pas avoir voté pour sa mère au premier tour
©AFP

Anne Hidalgo, maire de Paris, a récolté 1,75% des votes lors du premier tour de l'élection présidentielle française. Cela équivaut à 616.478 voix. Mais parmi cela, on ne retrouve pas celle de son fils, Arthur Germain.

Ce dernier, invité ce mardi dans la matinale de RMC, a expliqué pourquoi il n'a pas voté pour sa maman. "Je n’ai pas voté pour ma mère. J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon, pas par grosse conviction en réalité. Ce n’était pas parce que je trouvais que ce qu’il disait était génial. Mais son idée de faire une VIe République, ça pouvait être un moyen pour que les gens se posent des questions sur la globalité", confie-t-il.

Son vote n'a pas permis à Jean-Luc Mélenchon de dépasser Marine Le Pen dans les résultats du premier tour du scrutin.

Déçu par le discours du candidat de La France Insoumiseà l'issue du premier tour, Arthur Germain s'est abstenu lors du second. Il l'avait d'ailleurs annoncé sur Twitter.

"J’ai été assez déçu par ce qu’il a dit après le premier tour, par le fait qu’il se range de manière un peu insidieuse derrière Emmanuel Macron. Je trouve ça dommage parce qu’il portait vraiment l’idée d’un nouveau système. Si je n'ai pas été voter, ce n’est pas seulement parce que je ne crois plus à la politique. C’est que pour moi, il y a des problèmes de fond dans la société qui sont plus importants. Il y a plein de crises, comme celle du Covid, qui sont les symptômes de la dépression plus globale de la société. Les problèmes de fond ne vont pas se régler en restant dans ce système-là. Tout l’enjeu de mes aventures est de montrer qu’un autre mode vie, une autre société, est possible, avec d’autres valeurs. On peut reconstruire quelque chose d’autre qui règle ces problèmes-là", prône-t-il.

D'après lui, il faut un nouveau système, qui repose sur une autre méthode. En effet, il déplore dans le système politique français actuel le manque de contrôle sur la politique en tant que tel. "On vote une fois tous les cinq ans et ensuite, on attend de voir ce qu’il se passe, on n’a absolument aucun contrôle sur la politique. Je trouve ça dommage. Et ça ne pousse pas à s’intéresser, à changer de mode de vie. Il faut qu’on reparte sur un mode de vie plus lent, plus connecté à la nature."

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