Une journaliste de France Bleu agressée lors de la soirée électorale du Rassemblement national: "Comment est-ce encore possible?"

Une journaliste de France Bleu Creuse a révélé sur Twitter avoir déposé une plainte "pour violence avec usage d'une arme" après avoir été agressée alors qu'elle couvrait la soirée électorale dimanche.

Une journaliste de France Bleu agressée lors de la soirée électorale du Rassemblement national: "Comment est-ce encore possible?"
©AFP

"Aujourd'hui, j'ai porté plainte. Pour violence avec usage d'une arme. J'ai été agressée parce que je suis journaliste. 'Juste' parce que je suis journaliste. En France. Pour mon métier. En couvrant l'élections 2022. Comment est-ce encore possible?", dénonce la journaliste dans un tweet publié mardi dans la soirée. "C'est le fait d'un homme, un seul. Et en aucun cas je ne souhaite que l'on stigmatise les militants, choqués tout comme moi de cette agression", ajoute-t-elle, sans préciser l'appartenance politique de son agresseur.

Le quotidien régional La Montagne précise mercredi sur son site que l'agression s'est déroulée lors de la soirée électorale du Rassemblement national (RN) à Bourganeuf. "Des sanctions seront prises en interne", a assuré au journal, Sylvie Bilde, déléguée départementale du parti d'extrême droite, estimant "inadmissible" cette agression.

Contacté par l'AFP, la branche locale du RN n'était pas immédiatement joignable.

La journaliste radio a expliqué pour sa part à l'AFP avoir été la cible de nombreuses injures avant d'être touchée au tibia par un jet de chaise en fer. "Il était légèrement éméché mais pas ivre mort, il avait totalement conscience de ce qu'il faisait", souligne-t-elle.

Protégée par d'autres militants alors que l'homme menaçait encore de s'en prendre à elle, la journaliste indique avoir poursuivi son reportage à l'extérieur du lieu de rassemblement. "Tous les autres militants sont venus s'excuser" et "c'était important de continuer à faire mon métier, de relayer leurs paroles", soutient-elle.

De son côté, dans un communiqué publié mercredi sur Twitter, Radio France affirmait apporter "son soutien total et son assistance juridique à la journaliste agressée". Le groupe radiophonique public "entend soutenir la plainte" déposée.

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