Cet imitateur français est de retour sur la scène électorale: "J’ai envie d’être dans l’action"

L’humoriste, notamment connu pour ses canulars téléphoniques, se frotte à nouveau à la scène électorale. Il veut être “dans l’action”, dit-il.

AFP
Cet imitateur français est de retour sur la scène électorale: "J’ai envie d’être dans l’action"
©THOMAS SAMSON

“Quand on s’engage en politique, c’est qu’on pense que notre éclairage humoristique ne suffit plus, j’ai envie d’être dans l’action” : l’imitateur Gérald Dahan, candidat Nupes (dans la 3e circonscription de Charente-Maritime) aux élections législatives en France, arpente les marchés à moins d’un mois du premier tour du scrutin.

À 49 ans, l’imitateur connu pour avoir piégé au téléphone des politiques comme Ségolène Royal ou Nadine Morano, se frotte de nouveau à la scène, électorale en défendant la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) emmenée par Jean-Luc Mélenchon. Une deuxième tentative pour l’humoriste qui s’était déjà lancé en 2017 sous l’égide de la France insoumise – il n’avait recueilli que 8,3 % des suffrages au premier tour.

Et en 2022, il remet le couvert “pas trop loin de chez moi, puisque je suis revenu vivre à Cognac” il y a deux ans, insiste-t-il alors que ses rivaux soulignent que ses racines sont dans la Charente voisine. Le candidat de la Nupes se défend pourtant de tout parachutage : “Mes parents ont été commerçants ici à Saintes, j’ai appris à monter à cheval à Ecurat”, à 7 km de là, revendique l’imitateur, actuellement directeur artistique d’une salle de spectacles et professeur de théâtre en Charente.

Gérald Dahan a créé la surprise en se présentant à la place d’un élu d’opposition à la mairie, empêché administrativement de se présenter. “C’est bien qu’un humoriste fasse de la politique. Ça peut apporter un plus. Donc faut espérer qu’il passe”, estime Patrick, fleuriste sur le marché.

Pour l’humoriste, “le fait d’être connu ou reconnu peut être un atout”, sauf “pour certaines personnes qui ne connaîtraient pas mes engagements qui ne datent pas d’hier et qui sont ancrés à gauche depuis toujours”.

Lui-même revendique une certaine connaissance du sérail politique, au gré de ses canulars et sketchs : “j’ai beaucoup fréquenté le monde politique de près ou de loin”. Mais il aura fort à faire dans cette circonscription où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle (18,6 %), derrière Emmanuel Macron (26,32 %) et Marine le Pen (27,73 %).