Le ministre français Damien Abad "conteste avec la plus grande force" les "accusations de violences sexuelles" contre lui

Le ministre français des Solidarités, Damien Abad, a contesté dimanche "avec la plus grande force" des accusations de violences sexuelles à son encontre, deux jours après sa nomination dans le nouveau gouvernement formé après la réélection du président Emmanuel Macron.

Le ministre des Solidarités Damien Abad, nommé juste après avoir quitté le parti d'opposition Les Républicains (LR, droite) pour rejoindre le camp de M. Macron, est accusé par deux femmes de viols en 2010 et 2011, selon le média en ligne Mediapart qui a recueilli leurs témoignages.

"Je conteste avec la plus grande force ces accusations de violences sexuelles. Je conteste avoir exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme. Je conteste enfin tout abus de pouvoir lié aux fonctions que j'ai occupées", a affirmé Damien Abad, ex-président des députés LR, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Selon Mediapart, M. Abad a fait l'objet d'un signalement pour des faits présumés de viols adressé à LREM (le parti de M. Macron, ndlr), à LR et au procureur de la République par l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, un organisme lancé par des militantes féministes pour recenser et soutenir les victimes de ces actes.

Ce signalement a eu lieu avant sa nomination vendredi comme ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, selon Mediapart.

Le parquet de Paris a confirmé à l'AFP avoir reçu "le 20 mai un signalement émanant de l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles", qui est "en cours d'analyse".

Selon lui, les deux plaintes pour viol contre M. Abad, déposées par la même plaignante, ont été classées sans suite: la première en avril 2012 "du fait de la carence de la plaignante", la seconde le 5 décembre 2017, "après une enquête préliminaire, faute d'infraction suffisamment caractérisée".

Interrogée dimanche, la première ministre Elisabeth Borne a dit avoir découvert samedi ces accusations. "Je peux vous assurer que s'il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision", a-t-elle ajouté aux médias en marge d'un déplacement.