Face au "Cravate gate", le "pied de nez" empreint d'humour de députées Nupes à l'Assemblée nationale

Le "Cravate gate" continue de faire parler chez nos voisins.

Face au "Cravate gate", le "pied de nez" empreint d'humour de députées Nupes à l'Assemblée nationale
©Twitter Clémentine Autain

Le débat fait rage en ce moment à l'Assemblée nationale française sur la tenue vestimentaire adéquate à porter pour se présenter dans l'hémicycle. Car depuis l'arrivée en force en juin des élus de l'alliance de gauche Nupes, cravates et costumes sont moins de mise. Les jeans, baskets, costumes sur T-shirt, voire T-shirts tout court fleurissent.

Le président de la région Paca Renaud Muselier (ex-LR) avait ainsi critiqué la semaine dernière une "gauche sale, débraillée", s'attirant les foudres de ces élus, moins favorisés socialement qu'auparavant, et qui se revendiquent "à l'image du peuple".

Lundi, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM) a réagi à la polémique grandissante, en rappelant que les députés devaient porter une tenue "correcte", tout en refusant "d'exercer une police vestimentaire", faisant "confiance aux parlementaires". La présidente de l'Assemblée répondait également de la sorte à une demande faite par le député LR Eric Ciotti, qui s'était montré en faveur d'un retour du port de la cravate obligatoire dans l'hémicycle.

Face à cette proposition qui ne concerne que les hommes, des députées femmes de la France insoumise ont ironisé ce mardi en se rendant à l'Assemblée en... cravate. L'Insoumise Mathilde Panot a ainsi immortalisé le moment en image, accompagnant le cliché diffusé sur les réseaux sociaux par ce commentaire: "Pied-de-nez à Eric Ciotti qui invisibilise les femmes députées en exigeant le port de la cravate. Nous siégeons aujourd'hui en cravate parce que nos corps et nos habits ne regardent que nous et nous seules. Les femmes sont en politiques et ne leur en déplaise, nous allons y rester !"

"Derrière l'obligation du port de la cravate dans l'hémicycle, l'exclusion des femmes!", a pour sa part réagi la députée Clémentine Autain.