Emmanuel Macron a "marqué sa préoccupation pour le faible taux de participation aux élections municipales", qui n'est "pas une très bonne nouvelle", a indiqué l'Elysée à l'AFP, alors que l'abstention s'est élevée à environ 60% au second tour dimanche.

Le chef de l'Etat a par ailleurs appelé son Premier ministre Edouard Philippe pour le féliciter de sa "belle victoire" au Havre et prévoit de le voir "un petit moment en tête-à-tête" lundi matin, avant leur réunion avec les membres de la Convention citoyenne pour le climat, a précisé l'Elysée. L'organisation de cette convention sera la "réponse à la vague verte" enregistrée dimanche, selon la présidence.

"Grève civique" des Français, moment "dangereux", selon Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, le chef de file des Insoumis, s'est inquiété "d'une grève civique", "d'une forme d'insurrection froide contre toutes les institutions du pays" dimanche, au soir du second tour des élections municipales marqué par une très forte abstention.

"C'est donc un moment compliqué, dangereux, de la vie de la nation qui se présente devant nous", a-t-il estimé, alors que plus de six électeurs sur dix ont boudé les urnes.

"Il est très difficile de tirer des enseignements d'une situation dans laquelle tant de gens s'abstiennent, où il y a un tel néant civique qui se dresse en face des listes", a-t-il continué, ajoutant que les élections municipales "auront surtout pourvu à l'aggravation de la crise civique dans ce pays".

"C'est donc l'heure du renouveau politique qui doit sonner. C'est donc l'heure du grand changement, grand changement des institutions, grand changement des politiques sociales, grand changement des politiques écologiques et naturellement, ce n'est pas avec ceux qui sont en place que ce changement peut avoir lieu", a-t-il développé.

Il a par ailleurs souligné "un échec massif du parti du président de la République, La République en Marche", tandis qu'il comparait les succès "remarquables" d'EELV à "une forme d'assainissement politique contre ceux qui changent d'étiquette et de rôle en cours de route", évoquant les villes dans lesquelles les anciens maires socialistes étaient passés à LREM.