Des hauts responsables français, allemand et suédois en Russie ont été convoqués mardi au ministère des Affaires étrangères qui reproche à ces pays leurs agissements dans l'affaire de l'empoisonnement présumé de l'opposant Alexeï Navalny, a indiqué l'agence d'Etat Ria Novosti.

L'ambassadeur de France et des représentants des ambassades d'Allemagne et de Suède sont arrivés en fin de matinée au siège de la diplomatie russe, selon cette source. Il s'agit des trois pays qui disent avoir identifié une substance neurotoxique de type Novitchok dans l'organisme de l'opposant, des conclusions qui ont conduit à des sanctions de l'UE contre des responsables russes.

Moscou annonce des contre-sanctions visant des responsables européens

La Russie a annoncé mardi sanctionner des responsables européens, en représailles à des mesures adoptées en octobre par l'UE après l'empoisonnement présumé du principal opposant du pays, Alexeï Navalny. Dénonçant les sanctions européennes visant depuis octobre plusieurs hauts responsables, la diplomatie russe a indiqué "avoir élargi la liste des représentants de pays membres de l'UE interdit d'entrer sur le territoire de la Fédération de Russie".

La Russie a notamment ordonné des interdiction d'entrée sur son territoire aux représentants de l'Etat allemand, a indiqué mardi la chargée d'affaires de l'ambassade d'Allemagne à Moscou, Beate Grzeski. Cette contre-mesure lui a été annoncée au ministère russe des Affaires étrangères. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait prévenu que Moscou imposerait des sanctions à l'Allemagne en représailles à celles édictées par l'Union européenne à l'encontre de Moscou à la suite de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.

"Injustifiées" pour l'Allemagne

L'Allemagne juge les nouvelles sanctions de Moscou à son encontre "injustifiées", ont indiqué mardi des sources au sein du ministère des Affaires étrangères allemand.

"Alors que ce genre de contre-mesures russes a déjà existé par le passé, elles demeurent du point de vue du gouvernement (allemand) injustifiées", a souligné cette source après que Moscou a annoncé des contre-sanctions visant l'UE dans l'affaire de l'empoisonnement du principal opposant russe Alexeï Navalny.