Le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a comme prévu présenté jeudi la démission de son gouvernement de coalition après les élections législatives de début avril. Au pouvoir depuis 2009 quasiment sans interruption, il a dû affronter une importante vague de manifestations l’été dernier contre la corruption qui gangrène le pays et ses liens supposés avec l’oligarchie. 

Il a à l’époque refusé de démissionner dans l’attente des élections. Si son parti Gerb est arrivé en tête avec 26,2 % des suffrages, il a obtenu seulement 75 sièges sur les 240 d’une Assemblée très morcelée, et aucun partenaire ne veut gouverner à ses côtés. Boïko Borissov a donc annoncé qu’il renonçait à diriger le prochain gouvernement. "Je ne serai pas candidat au poste de Premier ministre", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Facebook. Il a expliqué sa décision par sa volonté de "ne pas diviser la nation", tout en estimant qu’"il n’y avait personne de plus compétent" que lui pour ce poste…