L’arrêté ministériel interdisant la “distribution de repas sauvages par les associations” a été pris lors de sa rencontre avec la maire de Calais, Natacha Bouchart, venue expressément quémander un durcissement des règles “d’accueil” des migrants.

La maire demande une entrevue avec le ministre depuis début août, lorsque l’arrêté qu’elle avait mis en place elle-même avait été rendu nul par le tribunal de Lille. Ce dernier avait expliqué qu’elle n’avait pas l’autorité nécessaire à la mise en place d’un arrêté ministériel.

Elle avait dès lors adressé une lettre à Gérald Darmanin, exprimant son inquiétude. “En dépit d’une ordonnance rendue le 26 juin 2017 par le juge des référés du tribunal administratif de Lille - confirmée par la décision du Conseil d’Etat du 31 juillet 2017 - stipulant que les distributions de repas ne devaient en aucun cas être organisées dans le centre-ville, certaines associations continuent délibérément d’organiser des distributions au niveau du quai du Rhin, créant dès lors un nouveau point de fixation troublant l’ordre public et impactant la salubrité”.

Désormais, la seule association autorisée à distribuer des repas sera Vie Active, financée par l’État. Une décision dont la maire s’est félicitée, ajoutant que “le ministre s’était engagé à ce que l’on conserve une bonne tenue du centre-ville.”

Une décision qui choque les internautes, dont le spécialiste en mouvements migratoires, François Gemenne, qui a réagi sur Twitter.


Les associations ont elles aussi réagi en masse, qualifiant la décision “d’inhumaine” et évoquant une “agression directe envers les réfugiés de Calais”.