"C'est certainement pas le moment de revenir sur les mesures annoncées, c'est beaucoup trop tôt", a estimé le chef du gouvernement qui a exhorté "toutes et tous, au-delà des commerçants, (à être) extrêmement vigilants" et à respecter ce confinement: "Il en va de la survie de l'économie, il en va de notre santé collective", a-t-il insisté.

"La vente des produits qui (...) sont d'ores et déjà interdits dans les commerces de proximité" seront également prohibés "dans les grandes surfaces" à partir de mardi, a ajouté le Premier ministre.

En reconnaissant qu'il s'agissait pour lui d'un "crève-coeur", Jean Castex a promis de "soutenir massivement (ces commerces) pour ne pas qu'ils mettent la clé sous la porte".

"Rendez-vous est déjà pris pour voir si la situation s'améliore, comment ils pourront progressivement sortir de cette situation, ça c'est la conciliation des impératifs économiques et des impératifs sanitaires", a-t-il ajouté. "Mais au jour où nous parlons, c'est clair, la priorité, c'est la protection de la santé de nos concitoyens".

Le Premier ministre a affirmé comprendre que les Français "râlent", ajoutant qu'un point serait fait "dans 15 jours et puis, surtout, à l'échéance du 1er décembre fixée comme la fin de ce confinement".

"Je dis à ces commerçants et à tous les autres, mieux vous respecterez les règles aujourd'hui à tous nos concitoyens, mieux vous respecterez toutes ces consignes de sécurité sanitaire, plus vite nous pourrons sortir", a-t-il ajouté.