"Il n'y a pas assez de doses de vaccins, c'est le problème. C'est la raison pour laquelle on lui dit 'faites venir des vaccins de partout où il y en a et que les gens aient le choix'", a lancé M. Mélenchon, lors d'un rassemblement en soutien à un "décrocheur" de portrait du président de la République jugé à Amiens.


Interrogé sur les promesses d'Emmanuel Macron dans la matinée d'accélérer la vaccination, en l'élargissant dès ce week-end aux plus de 70 ans et aux enseignants mi-avril, il a répondu: "comme d'habitude, ce sont des paroles verbales, du bruit avec sa bouche".

"Si vous voulez vacciner nuit et jour, et le maximum de monde, il faut un maximum de doses, donc il faut faire venir des vaccins de partout", "un raisonnement" qu'Emmanuel Macron "n'arrive pas à comprendre", a-t-il ajouté, évoquant le vaccin russe.

Pour lui, il ne faut pas "s'arrêter à des préjugés idéologiques ou des règlements de comptes entre pays".

Le député des Bouches-du-Rhône s'est également porté en faux contre le tollé provoqué par la tenue dimanche d'un carnaval à Marseille, qui a réuni 6.000 personnes.

"Je ne suis pas leur papa ni leur maman, ça suffit maintenant. Les gens qui vont faire un carnaval le font en responsabilité, en sachant ce qu'ils sont en train de faire, en prenant certaines précautions et ils ont raison de rire au nez des bonnes consciences qui leur font des reproches, quand vous voyez comment ça se passe tous les matins sur les quais du métro ou du RER en région parisienne", a-t-il déclaré.

"Dans le monde entier il y a des actes de rébellion contre ces confiscations de libertés, pas contre les gestes barrières. En France évidemment, comme nous sommes un peuple de tradition assez rebelle nous avons des événements comme celui qu'on a vu à Marseille", a-t-il poursuivi, déplorant que "le pouvoir" le "traite avec ses méthodes habituelles, c'est-à-dire la brutalité, les gardes à vue, les gens qu'on traîne en référé en justice."

Outre le recours aux "vaccins de la terre entière", M. Mélenchon a par ailleurs recensé ses propositions pour venir à bout de l'épidémie: "le roulement, avec des horaires de travail différents, des machines à purifier l'air partout où du monde se réunit, notamment des gosses, dédoubler toutes les structures de rassemblement, donc des études surveillées pendant qu'une partie des groupes va à l'école".

"Ca ne coûte pas un rond de faire ce que je dis, à part acheter des machines à purifier l'air", a-t-il fait valoir, estimant qu'il n'y a "aucun problème" à rouvrir "certaines salles, en particulier celles de pratiques culturelles", "si les normes de sécurité sont respectées et si on installe des purificateurs d'air".