Cela met leur santé et leur vie en danger, avertit l'organisation de défense des droits de l'Homme qui pointe l'"inaction du gouvernement". L'avortement est légal en Italie lors des 90 premiers jours de la grossesse, pour des raisons de santé, économiques, sociales ou personnelles. Toutefois, il faut remplir des formalités excessivement lourdes, accuse HRW, et le recours à "l'objection de conscience" par le personnel médical pour refuser de fournir ce genre de soins est très répandu, ajoute l'organisation.

"Les femmes en Italie ont rencontré des obstacles parfois insurmontables pour obtenir les soins dont elles avaient besoin en matière de santé sexuelle et reproductive pendant une période de crise", selon Hillary Margolis, chercheuse auprès de la division Droits des femmes à HRW. "La pandémie de Covid-19 ne fait que mettre en lumière le système labyrinthique d'accès à l'avortement qui existe en Italie et démontre comment ses restrictions rétrogrades causent du tort au lieu d'apporter des protections".

De mai à juillet 2020, HRW s'est entretenu avec 17 médecins, universitaires et activistes des droits des femmes, ainsi qu'avec 5 femmes qui ont cherché à obtenir un avortement ou des soins relatifs à un avortement. Dans une lettre au ministère de la Santé, HRW a présenté les résultats de ses recherches et sollicité des commentaires, mais n'a pas reçu de réponse.