"Je ne suis pas en burn-out, sinon je ne serais pas là", mais "depuis quelques semaines, je manque d'énergie", a-t-il ajouté.

Le ministre avait été hospitalisé début mars pour des "problèmes cardio-vasculaires".

Devant les journalistes, Rudolf Anschober est revenu sur l'apparition de la pandémie, alors qu'il venait de prendre ses fonctions: il avait été nommé ministre en janvier 2020 au sein de la coalition avec les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz.

"Le ministère est devenu du jour au lendemain le centre de gestion de crise de la pandémie", a-t-il souligné, évoquant une centaine d'ordonnances adoptées sur la période. "Malgré des erreurs, nous avons fait beaucoup de choses correctement", a-t-il estimé.

L'Autriche, qui recense 9.706 décès pour une population de 8,9 millions d'habitants, a beaucoup misé sur les tests - des millions sont réalisés chaque semaine.

Ancien maître d'école au long passé d'élu local, M. Anschober avait relevé une gestion sans accroc de la première vague de la pandémie. Il jouissait alors d'une cote de popularité élevée face au faible nombre de victimes dans le pays.

Mais depuis l'automne, l'Autriche ne parvient pas à endiguer la propagation de l'épidémie malgré plusieurs confinements, qui suscitent un mécontentement grandissant. "La situation est dramatique dans les services de soins intensifs", a-t-il dit.

Le ministre a déploré des "divisions", une forte "agressivité chez certains" et des "conflits d'intérêts", dans une critique voilée du chancelier Sebastian Kurz qui a tenu son ministère pour responsable d'une commande trop faible de vaccins.

Dans un entretien accordé l'été dernier à l'AFP, M. Anschober avait évoqué le burn-out l'ayant frappé en 2012 et tenu trois mois éloigné des affaires. Il racontait alors se ménager des balades au bord du canal du Danube avec son chien et sans son téléphone portable.