"Il n'y a aucune différence entre ce que faisaient les nazis et les images qui nous parviennent de la frontière grecque", a déclaré le président turc lors d'un discours à Ankara, qualifiant également les autorités grecques de "barbares" et de "fascistes".

Recep Tayyip Erdogan a aussi affirmé ce mercredi que la Turquie garderait ses frontières avec l'Europe ouvertes pour laisser passer les migrants, jusqu'à ce qu'elle obtienne une réponse "concrète" de l'Union européenne à ses exigences. 

Le chef de l'Etat turc a mentionné la reprise des discussions sur l'exemption de visas pour les ressortissants turcs voulant se rendre en Europe, l'ouverture de nouveaux chapitres dans le processus d'adhésion d'Ankara à l'UE --au point mort--, une modernisation de l'union douanière et une aide financière supplémentaire. "Nous ne faisons la manche auprès de personne. Tout ce que nous voulons, c'est que les promesses faites à notre pays soient tenues", a ajouté M. Erdogan.