Dans un communiqué, "le Tribunal Suprême confirme la condamnation à un an et demi d'inéligibilité de M. Torra pour un délit de désobéissance". Celui-ci avait refusé d'obéir en 2019 aux ordres de l'autorité électorale lui demandant de retirer une banderole au contenu séparatiste de la façade du siège du gouvernement régional.

Cette décision entraînera la destitution automatique de M. Torra de ses fonctions de président de la Catalogne, une riche région du nord-est de l'Espagne aux compétences élargies et qui a été le théâtre en 2017 d'une tentative de sécession.

M. Torra avait été condamné en décembre en première instance. Il devra, par ailleurs, payer une amende de 30.000 euros.

"Oui, j'ai désobéi", avait-il reconnu lors de son procès. "Mais c'est parce qu'il était impossible d'obéir à un ordre illégal", avait-il ajouté, se prévalant de la liberté d'expression.

Cette décision judiciaire risque d'avoir des répercussions politiques majeures en Espagne, où le gouvernement central de gauche dirigé par Pedro Sanchez pourrait avoir besoin des voix des indépendantistes catalans pour faire approuver son budget.

Elle pourrait aussi raviver les tensions en Catalogne, où la condamnation en octobre 2019 de dirigeants séparatistes à la prison pour la tentative de sécession de 2017 avait entraîné de nombreuses manifestations, dont certaines avaient dégénéré en violences.

Immédiatement après la décision du Tribunal suprême, l'association indépendantiste Omnium Cultural a appelé les indépendantistes à se rassembler lundi à 19h00 devant les mairies de la région.

Le président catalan refuse la décision

"Je n'abandonne pas ni ne me résigne", a-t-il dit dans un discours en catalan au siège de la Generalitat (gouvernement autonome de la Catalogne) à Barcelone, entouré des membres de son gouvernement.

Il a ajouté qu'il n'acceptait pas la sentence prononcée quelques heures plus tôt à Madrid par le Tribunal Suprême, la plus haute instance judiciaire espagnole, qui a confirmé sa condamnation à un an et demi d'inéligibilité pour un délit de désobéissance.

Ce verdict "veut renverser le gouvernement de la Catalogne", a-t-il dit, annonçant que de nouvelles élections régionales auraient lieu et appelant les électeurs à en faire "un nouveau plébiscite" pour l'indépendance.

La confirmation par le Tribunal suprême de la condamnation en première instance de M. Torra à un an et demi d'inéligibilité entraînait automatiquement sa destitution de ses fonctions de président de la Catalogne, une riche région du Nord-Est de l'Espagne aux compétences élargies qui a été le théâtre en 2017 d'une tentative de sécession.