"Malheureusement, aucun accord n'a été conclu", a indiqué l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe dans un communiqué.

Le porte-parole de la délégation ukrainienne Oleksiï Arestovytch, cité par l'agence Interfax-Ukraine, a souligné que les discussions avaient été "constructives" et que des "consultations vont se poursuivre".

Largement considéré comme le parrain militaire des séparatistes, Moscou a de son côté blâmé Kiev pour avoir "bloqué des propositions russes sur des mécanismes de prévention des violations de la trêve, par la voix de son représentant Boris Gryzlov.

Depuis le début de l'année, les heurts se sont multipliés entre les forces ukrainiennes et les séparatistes après une trêve largement respectée pendant la deuxième moitié de 2020.

Une trentaine de soldats ukrainiens ont été tués depuis le 1er janvier contre 50 au total en 2020. Jeudi, un militaire a été blessé selon l'armée ukrainienne. Les séparatistes ont eux fait état d'une vingtaine de combattants tués depuis janvier.

Parallèlement, les tensions se sont accrues avec Moscou, qui a déployé officiellement pour des exercices jusqu'à 100.000 soldats ces dernières semaines près de la frontière ukrainienne et dans la péninsule annexée de Crimée.

La Russie a annoncé la semaine dernière le retrait de ses troupes des zones frontalières mais la tension sur la ligne de front n'a pas baissé selon l'Ukraine et l'OSCE.

"Je ne vois pas ce retrait avoir amélioré la situation. Il a plutôt éliminé des risques d'expansion de la guerre", a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence ukrainienne.

La guerre dans l'est de l'Ukraine a fait plus de 13.000 morts depuis son déclenchement en 2014.