"Les conséquences sociales et économiques de la crise deviennent chaque jour plus visibles", a déclaré le secrétaire d'Etat allemand aux affaires européennes Michael Roth, avant une vidéoconférence avec ses homologues. "Ce serait irresponsable de retarder davantage un soutien essentiel à nos citoyens", a dénoncé M. Roth. "Nous devons rapidement débloquer ce soutien financier, tellement crucial pour tant d'Etats membres", a-t-il ajouté.

Accusés régulièrement par Bruxelles de saper les valeurs démocratiques, Varsovie et Budapest veulent obtenir la suppression d'un nouveau mécanisme, qu'ils jugent arbitraire, qui permettrait de les priver de fonds européens en cas de violations de l'Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption...). Dans ce but, ils opposent leur veto à la décision permettant de financer le plan de relance européen (750 milliards d'euros), qui requiert l'unanimité des Vingt-Sept, et qui est lié au budget pluriannuel européen pour 2021-2027 (1.074 milliards).

L'UE attend ce mardi un "accord ou des signaux clairs" de la part de ces Etats, selon un diplomate européen, faute de quoi elle se dirigera vers un "plan B" pour contourner le blocage, avec une solution sans les deux récalcitrants. Un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement se tient jeudi et vendredi à Bruxelles.