Les efforts des pompiers et la pluie ont permis de réduire le feu de forêt ravageant la zone d'exclusion de Tchernobyl, ont assuré mardi les autorités ukrainiennes alors que le président Zelensky a exprimé sa préoccupation. 

Entretenu par le vent et une sécheresse inhabituelle, l'incendie s'est déclaré il y a une dizaine de jours dans ce territoire fortement contaminé, théâtre du pire accident nucléaire de l'Histoire en 1986.

Critiqué ces derniers jours pour son inaction face au sinistre d'une ampleur inédite, M. Zelensky a fini par annoncer tard lundi soir qu'il "suivait la situation de près" et promis de convoquer le chef du service d'État pour les Situations d'urgence.

"La société a le droit de savoir la vérité et d'être en sécurité", a-t-il souligné alors que des rumeurs sur une hausse de la radioactivité ou les risques pesant sur la centrale circulaient sur les réseaux sociaux. "Il n'y a plus de feu ouvert", a assuré mardi matin dans un communiqué le service pour les Situations d'urgence, faisant état de "foyers isolés" et de "feux couvant". Les autorités ont cessé depuis plusieurs jours de publier leurs estimations sur la taille de l'incendie.

"Le taux de radiation à Kiev et dans sa région ne dépasse pas le niveau naturel", ajoute le communiqué, selon lequel plus de 400 secouristes et pompiers, trois avions et trois hélicoptères sont déployés. Lundi, ces appareils ont déversé près de 540 tonnes d'eau, selon la même source.

Venant en aide aux secouristes, "la pluie est tombée", a par ailleurs indiqué sur Facebook Oleksandr Syrota, responsable travaillant dans la zone d'exclusion.

L'incendie a été provoqué par un jeune habitant vivant près de la zone de Tchernobyl, qui a dit avoir mis le feu à de l'herbe "pour s'amuser" selon la police.

Un réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu'aux trois quarts de l'Europe. La zone, dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale accidentée, reste depuis largement à l'abandon.