"Les faits énoncés dans les documents (de l'enquête) ont été vérifiés à plusieurs reprises à la fois par les renseignements financiers russes et par d'autres participants au système national de lutte contre le blanchiment d'argent", a indiqué Rosfinmonitoring (renseignements financiers russes) au quotidien russe RBK.

"Ils ne présentaient pas tous les signes d'un crime. Cependant, un certain nombre de ces faits ont constitué la base d'affaires pénales et certaines ont même abouti à des condamnations", ajoute Rosfinmonitoring.

Les renseignements financiers russes n'ont cependant pas donné d'exemples de ces cas, affirmant que la loi russe l'interdit. Au moins deux proches du président russe Vladimir Poutine sont cités dans les FinCEN Files.

Une enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), à partir de documents obtenus par le site d'information BuzzFeed News, a révélé dimanche que des montants astronomiques d'argent sale avaient transité pendant des années par les plus grandes institutions bancaires du monde.

Les documents portent sur quelque 2.000 milliards de dollars de transactions, qui ont circulé entre 1999 et 2017.

L'enquête dénonce les carences de la régulation du secteur et accuse certaines grandes banques d'avoir continué à faire transiter des capitaux de criminels présumés, et ce même après avoir été poursuivies ou condamnées pour faute financière.

Plusieurs oligarques russes proches du pouvoir figurent dans cette enquête.

Les deux frères Rotenberg, des amis d'enfance du président russe, ont démenti des informations sur des transactions présumées destinées à blanchir de l'argent en contournant les sanctions occidentales qui les frappent.

D'autres puissants oligarques russes sont également cités dans cette enquête, notamment Oleg Deripaska et Alicher Ousmanov.