Le second tour des élections municipales aurait du se tenir en France ce dimanche 22 mars. Il a finalement été reporté par le Président et son Premier Ministre. Il devrait se tenir au plus tard au moins de juin.

Pourtant, le dimanche 15 mars, alors que de nombreux cas avaient déjà été détectés en France, les bureaux de vote avaient quand même ouvert pour le premier tour. Les réactions étaient vives sur les réseaux sociaux et le hashtag #jeniraipasvoter incitait les Français à ne pas aller voter. Pour rappel, près de 48 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes alors que la France avait fermé la veille tous les lieux non indispensables à la vie du pays.

Depuis quelques jours, l'indignation reprend sur les réseaux sociaux... Et pour cause : une semaine à peine après les élections, de premiers cas de coronavirus commencent à être diagnostiqués chez les assesseurs et présidents de bureau.

Plusieurs cas à travers la France

Un président de bureau de vote parisien s'interroge sur Twitter : "Combien de présidents de bureau dans mon cas ? Quel responsable nous a fait foncer tête baissée vers le virus ?"


De nombreuses villes commencent également à communiquer à ce sujet sur Facebook, comme par exemple Billom, une ville de 4 700 habitants près de Clermont-Ferrand. Dans un message posté vendredi sur la page officielle de la ville, il est signalé qu'une "personne, assesseur dimanche au groupe scolaire Guyot Dessaigne, et s'étant rendue ensuite à la mairie, est hospitalisée au CHU, diagnostiquée Covid19". D'autres localités ont également fait part de cas parmi les assesseurs.


En France, la crise du coronavirus touche maintenant plus de 16 000 personnes et a déjà provoqué plus de 650 décès. Ce dimanche 22 mars, le gouvernement Français a déclaré l'état d'urgence sanitaire face à l'épidémie.