Le secrétaire d'Etat Adrien Taquet s'est dit "fier et heureux" d'avoir porté "au bout" un "engagement fort" du président Emmanuel Macron.

Votée sans modifications par rapport au texte adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, cette mesure qualifiée de "réforme historique" par M. Taquet doit entrer en vigueur à compter du 1er juillet prochain.

Les trois jours du congé de naissance seront toujours à la charge de l'employeur, et les 25 jours restants seront indemnisés par la Sécurité sociale.

"Beaucoup de questions restent en suspens", a déclaré Philippe Mouiller, soulignant que "le groupe LR "aurait souhaité amender" le dispositif. "Nous n'avons pas été entendus".

Tous les amendements des sénateurs LR qui auraient eu pour conséquence de réduire la portée de la mesure ont en effet finalement été retirés ou rejetés.

Frédérique Puissat a ainsi retiré un amendement qui prévoyait que le dispositif ne s'applique qu'aux salariés titulaires d'un CDI ou d'un CDD d'un minimum de 6 mois dans la même entreprise.

"Ce qui inquiète la population c'est +est-ce que nos systèmes sociaux vont tenir+", a-t-elle encore déclaré, quand d'autres orateurs défendaient "une avancée sociétale".

Le Sénat a par ailleurs rejeté (130 voix pour, 203 contre) un amendement visant à revenir sur le caractère obligatoire des sept premiers jours de congés.