"On va systématiser les tests à l'aéroport pour les voyageurs qui viennent de pays dits 'rouges', c'est-à-dire des pays où le virus circule le plus", a déclaré le nouveau porte-parole du gouvernement, annonçant jusqu'à "2.000 tests par jour".

"Ceux qui auront pu faire un test depuis le pays d'origine n'auront pas à le refaire en arrivant en France. Il faudra qu'ils puissent produire la preuve qu'ils ont fait un test", a-t-il ajouté, précisant que "ça va être mis en place dans les jours qui viennent", sans donner de date précise.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué vendredi travailler à la mise en place dans les aéroports "où ce sera possible" de tests salivaires pour les voyageurs arrivant de pays à risque. Ils leur seront "proposés", "on ne peut pas contraindre quelqu'un à avoir un test", avait-il précisé.

Ces tests rapides de diagnostic de l'infection sont encore en cours de validation par les autorités de santé.

Interrogé par ailleurs sur la possibilité de rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos, M. Attal a jugé que "les Français sont responsables, et quand on leur donne des recommandations, ils les respectent très massivement". Mais le gouvernement "réfléchit en permanence, et on s'adapte en permanence à la situation".

Quatorze médecins de renom ont réclamé dans une tribune, publiée samedi soir par Le Parisien-Aujourd'hui en France, l'obligation du port du masque dans les lieux publics clos, pour éviter que l'épidémie du Covid-19 ne reparte, dans un contexte de relâchement dans le respect des gestes barrières.

L'agence sanitaire Santé publique France a noté dans son point hebdomadaire une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2". Pour autant, la circulation virale se maintient "à un niveau bas"