Le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l'enquête sur l'inaction reprochée à l'armée française lors des massacres de Bisesero fin juin 1994, pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, a appris lundi l'AFP de sources proches du dossier.

La décision finale revient désormais aux juges d'instruction. Les cinq officiers généraux de l'opération Turquoise visés par l'enquête n'ayant pas été mis en examen, les magistrats devraient logiquement ordonner un non-lieu, à moins qu'ils ne décident de relancer les investigations, comme réclamé récemment par des associations et des rescapés après la publication du rapport Duclert sur le rôle de la France au Rwanda.