"Je considère que ma mission a été accomplie. J'ai pris la décision de me retirer finalement de la politique et de céder les rênes du pouvoir", a indiqué M. Ivanishvili, âgé de 64 ans, dans un communiqué.

"Je quitte le poste de président du parti (du Rêve géorgien) ainsi que le parti lui-même pour retourner à ma vie privé, comme avant 2011", a-t-il ajouté, disant vouloir favoriser l'arrivée d'une nouvelle génération "de jeunes gens" au devant de la scène politique.

Cette annonce intervient quelques mois après des élections législatives remportées de justesse par le Rêve géorgien en octobre. La totalité des partis d'opposition, qui s'étaient présentés unis, avaient dénoncé des fraudes et boycotté en décembre la première séance du nouveau Parlement.

L'opposition a organisé des manifestations de protestation et appelé à des élections anticipées, demande rejetée par le Rêve géorgien qui dément toutes les accusations de fraude. Les observateurs internationaux avaient, eux, estimé que l'élection avait respecté "les libertés fondamentales" mais était "loin d'être irréprochable".

Au pouvoir depuis 2012, le Rêve géorgien a vu sa popularité s'effriter sur fond de stagnation économique et d'accusations d'atteintes à la démocratie dans cette ex-république soviétique qui souhaite se rapprocher de l'Occident.

Bidzina Ivanishvili, l'homme le plus riche de Géorgie, a été Premier ministre pendant un peu plus d'un an après l'arrivée au pouvoir du Rêve géorgien, qu'il avait fondé. Il a quitté son poste en novembre 2013, prenant la tête du parti, mais les observateurs considèrent qu'il continue de tirer les ficelles du pays.

Ses détracteurs l'accusent d'avoir exercé des pressions sur ses adversaires et de favoriser la corruption.