La Russie réitère ses menaces à l'égard de l'Occident: "On ira plus loin"

Le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï, a exprimé certaines menaces à l'égard de l'Europe sur le plateau de RTL, ce dimanche 20 juin. L'ancien président Dmitri Medvedev a également à nouveau haussé le ton à l'égard des Occidentaux.

M.R.
La Russie poursuit son escalade verbale dans le cadre de la guerre en Ukraine.
La Russie poursuit son escalade verbale dans le cadre de la guerre en Ukraine. ©AFP

Alors que les combats se poursuivent sur le territoire ukrainien, la Russie s'est une nouvelle fois prêtée à une escalade verbale. C'est par la voix du vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï, que le pays a réitéré ses menaces à l'égard de l'Europe. L'arrière-arrière-petit-fils de l'écrivain Léon Tolstoï a ainsi fait part de la détermination de la Russie à mener à bien ses plans en Ukraine. Reprenant les arguments du président Vladimir Poutine relatifs à une "dénazification" et une "démilitarisation" de l'Ukraine, le politicien russe a estimé que la guerre allait encore durer un certain temps, "au vu de la résistance acharnée". "Mais ne vous inquiétez pas, nous allons en finir, comme cela a été prévu", a-t-il poursuivi, en visioconférence sur la plateau de RTL.


Revenant sur les récents envois d'armes occidentales et américaines à l'Ukraine, le vice-président de la Douma a mis en garde les Européens. "Plus l'Occident fournit à l'Ukraine des armes à longue portée, plus loin on ira", a-t-il averti. "S'il faut on ira jusqu'à la frontière polonaise ou jusqu'à Kiev." Il a également pointé la situation économique compliquée et la crise du pouvoir d'achat engendrée par le conflit. "Si l'Europe n'arrête pas, vous aurez beaucoup de problèmes devant vous. C'est surtout la classe moyenne qui va en souffrir." Il a même postulé que cette classe moyenne "pourrait disparaître". "C'est un scénario que je n'aimerais pas, c'est dangereux pour l'Europe et ça va perturber tous les pays européens", a commenté Piotr Tolstoï sur RTL.

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Les propos du vice-président de la Douma ont vivement fait réagir. Présent en plateau, le député européen écologiste Philippe Lamberts a fustigé le comportement de la Russie. "J'ai une opposition révolue contre un autocrate qui a lancé une guerre et c'est ce que nous avons face à nous", a-t-il réagi, en ciblant Vladimir Poutine.

L'ancien président russe Dmitri Medvedev a également à nouveau tancé l'Europe, ce dimanche 19 juin. Dans un message posté sur Telegram, l'actuel vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie a estimé que l'Union européenne pourrait disparaître avant même que l'Ukraine ait le temps de l'intégrer. "Le bloc économique et politique pourrait se disloquer d'ici là", a-t-il écrit.

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