Zelensky exhorte le G7 à "faire le maximum" pour mettre fin à la guerre d'ici fin 2022

Invité du sommet du G7 lundi en Allemagne, le président ukrainien a exhorté ses dirigeants à redoubler d'efforts pour mettre un terme rapide à la guerre qui ravage son pays et à durcir encore leurs sanctions contre Moscou.

Zelensky exhorte le G7 à "faire le maximum" pour mettre fin à la guerre d'ici fin 2022
©AP

Les dirigeants des sept pays industrialisés, qui affichent ostensiblement leur unité face à Moscou depuis le début de leurs échanges dimanche dans les Alpes bavaroises, lui ont répondu par un soutien clair: le G7 va continuer de soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra", selon leur déclaration commune.

Parallèlement, ces chefs d'Etat et de gouvernement vont continuer "d'accroître la pression sur Poutine", a promis le chancelier Olaf Scholz, hôte de ce sommet au château d'Elmau dans le sud de l'Allemagne, à travers notamment une nouvelle salve de sanctions ciblant l'économie russe.

Volodymyr Zelensky "a eu un message très fort en disant qu'il fallait faire le maximum pour essayer de mettre fin à cette guerre avant la fin de l'année", ont souligné des sources au sein du G7 à l'issue de l'intervention en visioconférence depuis Kiev du dirigeant ukrainien.

"Limiter les prix du pétrole" russe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a par ailleurs demandé lundi au G7 de renforcer les sanctions contre la Russie "en limitant les prix du pétrole" exporté par Moscou.

"Pour nous, une position cohérente des pays du G7 concernant les sanctions est importante. Elles doivent être renforcées encore, en limitant les prix du pétrole exporté par l'agresseur", a-t-il écrit sur son compte Telegram pour rendre compte de son intervention en visioconférence devant le sommet du G7 qui se tient en Allemagne.

Les pays du G7 réfléchissent à un "mécanisme pour plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe", a dit lundi un haut responsable de la Maison Blanche.

Un tel mécanisme, qui reste donc à définir, passerait par les "services" entourant l'exportation de pétrole russe, a dit cette source, qui n'a pas souhaité être identifiée.

Il s'agit de tarir la principale source d'argent frais pour la Russie.

M. Zelensky a déclaré aussi dans son message que "l'Ukraine sent le soutien des pays du G7".

"Merci pour l'aide concernant la défense et les finances, offerte à notre pays dans sa lutte contre l'invasion russe", a-t-il indiqué.

Les dirigeants du G7(Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni), ont réaffirmé lundi leur soutien indéfectible à l'Ukraine, promettant notamment leur appui militaire et financier "aussi longtemps qu'il le faudra".

"Pas le moment de la négociation"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a en outre déclaré que le temps de la négociation avec la Russie n'était pas venu et que l'Ukraine devait d'abord consolider ses positions, a indiqué la présidence française.

"Le président Zelensky a fait à tous une réponse qui était très claire, c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas le moment de la négociation, l'Ukraine négociera quand il sera en position de le faire c'est-à-dire quand il aura rétabli au fond une position de force", a déclaré l'Elysée.

"En attendant, il a besoin de mettre un terme à la guerre aussi vite que possible", a ajouté la présidence française, en soulignant que le dirigeant ukrainien avait fixé comme échéance l'arrivée de l'hiver.

M. Zelensky a insisté sur la "nécessité d'un soutien plein, entier, très opérationnel à l'Ukraine" afin de permettre la "restauration de l'intégrité territoriale" du pays.

Il a notamment demandé plus d'équipements militaires de "telle manière que l'Ukraine puisse contenir l'avancée de la Russie et repousser les Russes au-delà des lignes de février".

Les dirigeants du G7 ont présenté des positions "extrêmement convergentes" et conformes "aux attentes du président Zelensky", a encore relevé l'Elysée.

Le président français Emmanuel Macron a "dit très clairement que rien concernant l'Ukraine ne sera décidé sans l'Ukraine" et qu'il lui "appartient de déterminer à quel moment il peut entrer en négociation avec la Russie".

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