L'UE prend des sanctions à l'encontre de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch

Les pays membres de l'Union européenne ont imposé jeudi des sanctions à l'encontre de l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch et de son fils Oleksandre pour leur rôle présumé dans la menace sécuritaire à l'égard de l'Ukraine.

L'UE prend des sanctions à l'encontre de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch
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Les deux hommes rejoignent la liste de ceux qui font l'objet de "mesures restrictives" de la part des 27: gel des avoirs dans l'UE, interdiction d'y entrer, et interdiction d'y obtenir des financements.

L'UE vise l'ancien président pro-russe et son fils "en raison de leur action visant à compromettre ou menacer l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine, ainsi que la stabilité et la sécurité de l'État, et, dans le cas d'Oleksandr Viktorovych Yanukovych, pour avoir réalisé des transactions avec les groupes séparatistes de la région du Donbass en Ukraine", région dans laquelle la Russie soutient des groupes armés depuis des années, a annoncé jeudi soir le Conseil de l'UE.

Cette liste de personnalités et entités sanctionnées par l'UE en rapport avec l'Ukraine avait déjà été lancée en 2014, après l'annexion de la Crimée par la Russie, jugée illégale par l'UE.

Dans les textes publiés au Journal Officiel de l'UE, le Conseil de l'UE justifie ces deux ajouts. Viktor Ianoukovytch (ou Yanukovych), président de l'Ukraine de 2010 à 2014, "a contribué à l'ingérence militaire russe en Ukraine en appelant le président de la Fédération de Russie à envoyer des troupes russes en Ukraine en mars 2014" et a "soutenu des responsables politiques pro-russes qui exerçaient des fonctions publiques en Crimée occupée", expose entre autres le texte légal. Récemment, "une nouvelle instruction préparatoire" a révélé qu'il "avait volontairement réduit la capacité de défense de l'Ukraine".

En ce qui concerne son fils, "grâce à ses liens étroits avec les séparatistes pro-russes, il a acquis des actifs économiques clés dans lesdites 'Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk', entre autres dans les secteurs de l'énergie, du charbon et de l'immobilier. Le bataillon séparatiste OPLOT (inscrit sur la liste depuis février 2015) a protégé ses projets de promotion immobilière dans la soi-disant 'République populaire de Donetsk'", note le Conseil.

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