En pleines tensions avec les Etats-Unis, la Russie et la Chine renforcent leurs liens en matière de défense

La Russie a lancé jeudi des manoeuvres militaires de grande envergure auxquels participent plusieurs pays alliés, dont la Chine, signe du rapprochement croissant entre Moscou et Pékin en pleines tensions avec les Etats-Unis.

En pleines tensions avec les Etats-Unis, la Russie et la Chine renforcent leurs liens en matière de défense
©AP

Ces exercices, baptisés Vostok-2022 (Orient-2022), doivent se dérouler jusqu'au 7 septembre dans l'Extrême-Orient russe et interviennent alors que Moscou mène depuis février une offensive massive contre l'Ukraine.

La Chine, de son côté, traverse une crise diplomatique avec les Etats-Unis depuis la visite à Taïwan le mois dernier de la présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi.

Les exercices Vostok-2022 ont débuté jeudi matin avec des manoeuvres d'avions de combat, des déplacements d'unités de lutte antiaérienne et des simulations de déminage en mer du Japon, a indiqué le ministère russe de la Défense.

"Les équipages de l'aviation de combat devront s'entraîner à l'interception de cibles aériennes (...) et à mener des frappes aériennes sur des cibles terrestres", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Il a publié des photos et des vidéos montrant notamment des avions militaires en train de décoller et de voler en formation, ainsi que des véhicules antiaériens Pantsir-S1 en train de manoeuvrer.

Selon Moscou, plus de 50.000 militaires, plus de 5.000 pièces d'armement et d'équipements militaires, dont 140 aéronefs et 60 navires de guerre et de soutien seront mobilisés lors de ces exercices.

Des militaires de plusieurs pays frontaliers ou alliés de la Russie, comme le Bélarus, la Syrie, l'Inde, mais surtout la Chine, y participent.

Washington s'inquiète régulièrement du rapprochement entre la Chine et la Russie, qui entretiennent des liens étroits en matière de défense, estimant que cela met en danger la sécurité mondiale.

En confirmant mi-août sa participation aux exercices, la Chine avait affirmé que sa présence était "sans aucun rapport avec la situation actuelle au niveau régional et international".