"Je n'imaginais pas vivre ça ici": Alina et sa mère, deux réfugiées ukrainiennes, victimes d'une violente agression en France par un "homme s'exprimant en russe"

Alina et sa mère Olena ont fui l'Ukraine en avril dernier après le début de l'invasion de leur pays par la Russie de Vladimir Poutine. Elles se sont réfugiées en France, là où elles pensaient être en sécurité mais elles y ont été victimes d'une violente agression par un homme s’exprimant en russe: "Je ne m’imaginais pas du tout vivre ça ici", explique la jeune femme au Parisien.

"Je n'imaginais pas vivre ça ici": Alina et sa mère, deux réfugiées ukrainiennes, victimes d'une violente agression en France par un "homme s'exprimant en russe"
©association Happy Life Planet

Ce dimanche soir, alors qu'Alina et sa mère se promènent dans les rues de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), la trentenaire reçoit un message d'un ami ukrainien. Dans celui-ci, se trouve une "nouvelle chanson humoristique qui se moque de la Russie, intitulée 'Un monde sans les Russes'", indique la jeune femme.

Alina décide de mettre le haut-parleur de son téléphone afin de faire écouter la musique à sa maman. Cependant, elles croisent au même moment un groupe de 4 personnes, parmi lequel un homme "très musclé s'exprimant en russe". " Ils nous dépassent, mais quelques mètres plus loin, alors que nous avions pris une autre rue, nous nous sommes retournées et nous avons aperçu l’homme musclé foncer vers nous", détaille l'Ukrainienne.

Ce dernier a alors frappé Alina au visage à deux reprises avant de s'en prendre à sa mère, lui cassant le nez: "Il y avait du sang partout."

L'individu a réussi à prendre la fuite et les deux femmes ont été transportées à l'hôpital pour y être soignées.

Une plainte a été déposée. L'affaire a pris une telle ampleur que le gouvernement ukrainien s'en est emparée: "Nos diplomates interagissent avec la police française pour enquêter rapidement sur cette attaque", a déclaré le porte-parole du ministre ukrainien des Affaires étrangères Oleg Nikolenko auprès de Nice-Matin.

Du côté de l'ambassade d'Ukraine en France, on affirme prendre cette agression au sérieux: "Nous coopérons avec les autorités pour une enquête rapide sur cet incident odieux", peut-on lire sur Twitter.

Alina, qui avait étudié auparavant à Paris entre 2019 et 2020, est encore sous le choc: "Pour moi, la France est un pays ultra-sécurisé et je ne m'imaginais pas du tout vivre ça ici", confie-t-elle. "Je soutiens évidemment mon pays contre cette invasion injustifiée, mais je me suis toujours bien gardée de provoquer n'importe qui. Je croise régulièrement des Russes ici mais aucun ne m'a jamais touchée", affirme-t-elle.