Le Kremlin considère Kherson comme un territoire russe malgré la retraite militaire: "La région de Kherson est un sujet de la Fédération de Russie"

L'annonce du départ de cette ville s'ajoute au retrait en septembre de la région de Kharkiv (nord-est).

FILE - People with Ukrainian flags walk towards Russian army trucks during a rally against the Russian occupation in Kherson, Ukraine, Sunday, March 20, 2022. Ukrainian officials have acknowledged that Russian troops had no choice but to flee a key southern city, but stopped short of declaring victory in Kherson. (AP Photo, File)

Le Kremlin considère toujours que la totalité de la région ukrainienne de Kherson et sa capitale éponyme appartiennent à la Russie en dépit de la retraite de l'armée russe de cette zone dont Moscou a revendiqué l'annexion en septembre.

La région de Kherson "est un sujet de la Fédération de Russie", a affirmé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Il ne peut y avoir aucun changement", a-t-il ajouté dans le premier commentaire de la présidence russe sur le retrait de ses forces de Kherson annoncé mercredi.

Il a ajouté que la présidence russe "ne regrette pas" la grande cérémonie d'annexion de Vladimir Poutine en septembre lorsqu'il avait proclamé que quatre régions d'Ukraine, dont Kherson, faisaient désormais partie de la Russie.

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M. Peskov a en revanche refusé de commenter le retrait de Kherson, un revers cinglant, après neuf mois de campagne militaire en Ukraine et alors que cette ville était la seule capitale régionale ukrainienne qu'elle avait conquise.

L'annonce du départ de cette ville s'ajoute au retrait en septembre de la région de Kharkiv (nord-est).

Cette décision est d'autant plus remarquable que Vladimir Poutine avait ordonné le 21 septembre la mobilisation de quelque 300.000 réservistes pour consolider justement les lignes russes en difficulté.

Le président russe avait aussi prévenu que la Russie défendrait "par tous les moyens" ce qu'elle considère désormais comme son territoire, brandissant la menace d'un recours à l'arme nucléaire.

Moscou dit abandonner la rive droite du Dniepr, où se trouve la ville de Kherson, pour consolider ses positions de l'autre côté du fleuve, une barrière naturelle.

Forte d'approvisionnements militaires occidentaux, notamment le système lance-roquettes de haute précision Himars, l'Ukraine a détruit des lignes d'approvisionnements russes, si bien que l'armée russe a dû se résoudre à cet humiliant repli.