Alcool, malversations financières… : comment le groupe Mozart, qui se revendique comme le rival de Wagner en Ukraine, a sombré
Le groupe de volontaires américains forme des soldats ukrainiens depuis plusieurs mois pour les préparer à faire face aux forces russes. Les activités de ceux qui se revendiquent comme les rivaux de Wagner prennent toutefois fin suite à de lourdes accusations.
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Publié le 07-02-2023 à 14h38 - Mis à jour le 07-02-2023 à 15h11
”Le groupe Mozart est mort”, annonce Andrew Milburn, la mine déconfite, à ses camarades de combat. L’ancien colonel américain ne tente pas un instant de cacher son désarroi face à la mauvaise nouvelle qu’il se doit de rapporter au reste du groupe. “Je suis dégoûté”, ajoute-t-il même, selon nos confrères du New York Times. L’homme à la tête de l’organisation militaire privée américaine Mozart, qui se revendique comme le rival de la milice Wagner, voit tous ses plans tomber à l’eau.
Des volontaires étrangers venus former les Ukrainiens
Actifs en Ukraine depuis plusieurs mois, ses hommes et lui ont apporté leur aide au pays de Volodymyr Zelensky en formant des soldats, en participant à l’évacuation de civils mais aussi en collectant des dons.
C’est toutefois aujourd’hui en raison d’accusations de malversations financières – notamment – que Mozart rend les armes. Il serait ainsi question de “détournement de fonds”, selon le New York Times.
Des comportements inappropriés sous l’emprise de l’alcool
À l’origine de ces révélations, le directeur financier de la société Mozart, Andrew Bain, a intenté un procès à son organisation. Dans sa plainte, l’homme a visé tout particulièrement le chef des opérations Andrew Milburn, dont il a demandé l’éviction. Rapportant des litiges au sein des troupes, M. Bain a également souligné des comportements inappropriés du “commandant”, souvent sous l’emprise de l’alcool. Il a ainsi rapporté des propos outranciers de Milburn concernant les hauts responsables ukrainiens. Il a également expliqué que ce dernier avait laissé uriner son chien dans un appartement généreusement mis à sa disposition.
Si le principal concerné a avoué avoir consommé de l’alcool et tenu un discours inapproprié, il a toutefois balayé les accusations concernant des malversations financières, qu’il a qualifiées de “ridicules”.