Gérald Darmanin a réfuté le terme de violences policières, ce mardi 28 juillet, devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale. Selon le ministre de l’Intérieur français, le contrôle des forces de l’ordre doit avoir lieu de manière proportionnelle et encadrée. “Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés,” a estimé le ministre.

 

“Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime”, a-t-il encore développé.

Darmanin dépasse "toutes les limites de la décence"

Les proches de victimes policières - dont la famille de Cédric Chouviat - ont perçu ces propos comme une provocation et ont fait part de leur indignation. “Mais quelle honte, Monsieur Darmanin. Vous vous étouffez?” s'est insurgée Cynthia Chouviat. “Nous attendons vos excuses et surtout une réponse positive à notre demande de suspension en attente de procès”, a écrit la soeur de la victime sur son compte Twitter.

 


Cédric Chouviat avait prononcé sept fois les mots “j’étouffe” avant de mourir asphyxié d’une fracture du larynx le 3 janvier 2020. Il était âgé de 43 ans.

L’avocat de la famille, Arié Alimide, est également revenu sur les propos du ministre: “Vous venez, Monsieur Darmanin, de dépasser toutes les limites de la décence. Vous m’étiez indifférent. Plus maintenant. À bientôt sous d’autres auspices."