"J'ai trouvé cela scandaleux, hallucinant, les gens occupent pacifiquement une place avec des tentes, ils ne font de mal à personne, tout simplement parce qu'ils ont un problème de logement, il n'y a pas de solution de relogement et il y a une intervention qui est totalement disproportionnée", a déclaré M. Berger sur France 2.

"Heureusement qu'il y a ces images", a-t-il ajouté, en référence à la proposition de loi controversée sur la "sécurité globale" qui pénalise la diffusion malveillante de l'image des policiers et doit être votée mardi après-midi par l'Assemblée nationale.

"C'est inacceptable la façon dont ils (les migrants) sont traités, ça demande que le préfet (de police) en rende compte, ce n'est pas la première fois (...). Il y a un gros problème et il doit en rendre compte", a répété M. Berger.

"C'est un enseignement pour l'État qui ne peut pas gérer tout seul. Il faut trouver des solutions de relogement et ça se passe dans une action concertée entre l'État, les associations et les collectivités territoriales, ce qui ne fonctionne pas aujourd'hui", a-t-il encore estimé.

Pour Philippe Martinez (CGT) aussi "c'est une façon de faire scandaleuse" qui "pose la question de l'accueil des migrants" qui "sont déplacés, chassés".

"Quand on les traite comme ça, c'est digne d'un pays qui n'est pas la France", a estimé le leader de la CGT sur RMC. Il s'est lui aussi félicité "qu'il puisse y avoir des images".

"Heureusement qu'on peut montrer de telles images pour pouvoir dénoncer le traitement qui est fait aux migrants dans ces conditions. Ça, ce n'est pas la France, ce n'est pas la France de la fraternité, ce n'est pas la France de la solidarité. C'est des images qu'on voit dans d'autres pays, des pays où la police fait de tels agissements", a-t-il ajouté, en condamnant "une dérive sécuritaire et de répression".

Plusieurs centaines de migrants, en errance depuis l'évacuation d'un important camp d'exilés la semaine dernière, ont monté lundi un nouveau campement place de la République à Paris, que les forces de l'ordre ont démantelé sans ménagement dans la soirée.