Ce mardi, le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a été condamné à passer deux ans et huit mois en colonie pénitentiaire.

Une décision jugée inadmissible par de nombreux dirigeants européens, qui n'ont pas tardé à réagir.

L'UE portera un "message fort" à Moscou lors de la visite de Josep Borrell

La ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès a réagi mardi soir via Twitter à la condamnation de Navalny, indiquant que la réponse européenne devra prendre la forme d'un "message fort" du Haut représentant Josep Borrell lors de sa prochaine visite à Moscou. L'Espagnol, chef de la diplomatie de l'UE, se rendra en Russie du 4 au 6 février. Il était déjà prévu que "l'empoisonnement, la détention et l'arrestation de l'homme politique de l'opposition Alexei Navalny" soit au programme des discussions avec les responsables russes dont le ministre Lavrov, ainsi que les préoccupations européennes "concernant les libertés fondamentales et les droits de l'homme en Russie de manière plus générale", selon ce qu'avaient communiqué ses services. Au moment de cette communication, Alexeï Navalny était déjà en détention, mais en l'attente du prononcé d'un jugement ce mardi.


"Les motivations politiques ne peuvent jamais justifier une incarcération et la privation de droits humains fondamentaux. La Belgique se joint à ses partenaires européens sur ce problème fondamental et appelle à la libération d'Alexeï Navalny", indique Sophie Wilmès mardi, peu de temps après la condamnation à plusieurs années de prison de l'opposant.

Londres appelle à sa "libération immédiate et sans condition" 

Le Royaume-Uni a appelé mardi à la "libération immédiate et sans condition" de l'opposant russe Alexei Navalny, dénonçant la décision "perverse" de la justice russe de l'emprisonner pour plus de deux ans.

"Le Royaume-Uni appelle à la libération immédiate et sans conditions d'Alexeï Navalny et de tous les manifestants pacifiques et journalistes arrêtés ces deux dernières semaines", a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab dans un communiqué, estimant que la décision "perverse" de la justice russe montre que le pays ne remplit pas les "engagements les plus élémentaires attendus de la part de tout membre responsable de la communauté internationale".

Condamnation "inacceptable", selon Macron

Emmanuel Macron a quant à lui jugé la condamnation de Navalny "inacceptable" et a appelé à sa "libération immédiate".


"La condamnation d'Alexeï Navalny est inacceptable. Un désaccord politique n'est jamais un crime. Nous appelons à sa libération immédiate. Le respect des droits humains comme celui de la liberté démocratique ne sont pas négociables", a réagi le président dans un tweet.

L'Allemagne réclame également la libération immédiate de Navalny

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a également demandé la libération immédiate de l'opposant russe, qualifiant la peine de prison infligée de "coup sévère" porté à l'Etat de droit en Russie.

"Le verdict d'aujourd'hui contre Alexeï Navalny est un coup sevère contre les libertés fondamentales et l'Etat de droit en Russie", a déclaré M. Maas dans un tweet. "Navalny doit être libéré immédiatement".