Voilà une information qui fait couler beaucoup d'encre chez nos voisins. Comme l'a révélé France Bleu, une cinquantaine de personnes, internes et praticiens à l'hôpital de Rangueil (CHU de Toulouse), se sont réunies pour faire la fête le 9 avril dernier, dans les locaux de l'internat. Ce sont des surveillants qui ont fini par donner l'alerte.

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête préliminaire et une enquête administrative a également déjà été lancée par la direction de l'hôpital, qui condamne les faits: "Tout manquement au respect de ces règles sera susceptible de faire l’objet de sanctions disciplinaires fortes."

Suite au scandale, la direction indique que tous les internes ont été conviés à participer à une visioconférence le 15 avril dernier: "On leur a rappelé le caractère inadmissible de ce rassemblement en pleine période de crise sanitaire". Le doyen de la faculté de médecine Didier Carrié a notamment réagi et s'est dit "ébranlé voire scandalisé de la tenue de cette manifestation clandestine."

Mauvaise communication

A noter que du côté des syndicats, on déplore le fait que la direction n'ait pas communiqué directement au sujet de cette fête illégale. "S'il y a des contaminations, une fois que les internes reviennent dans les services, ça peut avoir des conséquences, donc on doit mettre en place des mesures de prévention", indique ainsi à France Bleu un responsable syndical. Du côté de la direction, on reconnaît que certains participants - dont on ignore toujours l'identité - ont pu retourner à l'hôpital travailler mais on insiste sur le fait qu'il a été demandé à tous les internes de se faire tester.